Vous avez le bac, vous voulez faire des études courtes

Les experts de l'APECITA vous conseillent

Glossaire

 

 

LE BTSA : Brevet de technicien supérieur agricole
Le  BTSA relève du ministère de l’Agriculture. L’entrée en BTSA est possible après un Bac et la formation dure 2 ans. Le BTSA prépare à la responsabilité d'une exploitation ou d'une entreprise agricole, para-agricole ou à exercer une fonction de technicien supérieur salarié mais la poursuite d’études est possible.

LE BTS : Brevet de technicien supérieur
Le  BTS relève du ministère de l’Education nationale. L’entrée en BTS est possible après un Bac et la formation dure 2 ans. Le BTS prépare à exercer une fonction de technicien supérieur salarié mais la poursuite d’études est possible.

BUT : Diplôme universitaire de technologie

A la rentrée 2021, les IUT ne proposeront plus le DUT mais le BUT : Bachelor universitaire de technologie, un nouveau diplôme au grade de licence. Dispensé dans les instituts universitaires de technologie, son enseignement bénéficie des avantages offerts par les Universités. La formation est orientée vers l’insertion professionnelle, mais permet également la poursuite d’études.

 

Ronan Marrec, directeur du DUT génie biologique parcours agronomie à l’IUT d’Amiens

« À partir de 2021, l’offre de formations des IUT va évoluer. À la place du DUT (diplôme universitaire de technologie), les étudiants s’inscriront désormais en BUT (bachelor universitaire de technologie), un diplôme reconnu au grade licence. Outre la durée de formation, qui passe donc de deux à trois ans, la grande nouveauté est la transformation de l’enseignement actuel sous forme de modules en un enseignement construit autour de cinq blocs de compétences : deux communs à chaque spécialité et trois « métiers », spécifiques à chaque parcours. Pour ce qui est du BUT génie biologique, les blocs communs seront « analyser dans les domaines de la biologie » et « expérimenter pour le génie biologique », complétés, pour le parcours « agronomie » par les trois blocs « conduire les productions agricoles », « conseiller le secteur agricole » et « innover en agronomie » qui offriront à nos étudiants diverses perspectives d’emploi dans des entreprises de l’agrofourniture, dans des organismes de développement agricole, dans des laboratoires de recherche… À noter que les cours en lien avec le parcours (l’agronomie, dans notre cas) se feront dès le début de la première année et non à la fin comme c’est actuellement le cas. Cela est à mettre en lien avec la volonté gouvernementale de favoriser l’accès à l’enseignement supérieur aux titulaires d’un Bac technologique. Proposer des cours appliqués dès le début des études permettra d’aider à lutter contre le décrochage scolaire. Après le BUT, les étudiants auront deux possibilités : entrer directement dans la vie professionnelle, ou poursuivre leurs études vers un master universitaire ou vers une école d’ingénieurs. En revanche, dans le cadre de cette réforme, les étudiants obtiendront toujours au bout de deux ans un DUT. Ils auront donc la possibilité de quitter le BUT après deux années d’études, pour se diriger vers une licence pro ou générale. Inversement, des étudiants qui auront obtenu un BTS devraient avoir la possibilité de postuler en troisième année de BUT. Enfin, la formation s’ouvrira à la voie de l’alternance, qui était pour le moment limitée à certains IUT. Désormais, cette dernière pourra se faire dans l’ensemble des établissements. »

DEUST : diplôme d’études universitaires scientifique et technique
Il se prépare à l’université. Les contenus théoriques et pratiques de chaque spécialité sont le plus souvent définis en collaboration avec des entreprises et des collectivités locales.

Le bachelor
La formation doit être visée par l’État ou inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Le bachelor européen est accessible via les écoles membres de la Fédération européenne des écoles (FEDE).

Ne pas confondre Bachelor et… bachelor !

Les bachelors existent depuis de nombreuses années dans le paysage des formations, mais il demeure une grande diversité dans la qualité et dans la façon dont ils sont construits. C’est pourquoi le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a souhaité augmenter leur lisibilité en attribuant le grade de licence – sous conditions – aux formations de bachelor de niveau Bac + 3 proposés par des écoles accréditées à délivrer le titre d’ingénieur diplômé. Alors que les procédures d’évaluation sont toujours en cours, il est conseillé de se renseigner en amont sur le contenu réel de ces formations, et surtout, de savoir si elles sont reconnues par l’État. Pour cela, il suffit de consulter le RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) sur le site www.certificationprofessionnelle.fr. Certaines écoles n’hésitent d’ailleurs pas à notifier directement le code RNCP de leurs formations pour attester de leur reconnaissance.

La licence professionnelle
Elle est accessible après un diplôme Bac+2 et dure un an. Le plus souvent, elle est conduite dans le cadre d’un partenariat entre une université et un établissement de formation agricole.

Valentin a poursuivi ses études après son BTS

En tant qu’export manager chez un négociant en vins du Val de Loire, j’ai un parcours atypique puisque j’ai commencé mes études par un BEP vente à une époque où on nous disait que seuls les meilleurs d’entre nous auraient, peut-être, la chance de faire un BTS. Pourtant, je suis aujourd’hui titulaire d’un master ! Après mon BEP, j’ai poursuivi par un Bac pro dans le secteur de l’immobilier, puis par un BTS Muc(1) en alternance, en tant que chef de rayon liquides au sein d’Intermarché. C’est à cette occasion que j’ai découvert le monde du vin. Après mon BTS, je suis parti en Angleterre et en Espagne afin de perfectionner ma maîtrise des langues étrangères, car je souhaitais travailler dans l’export, et plus spécifiquement dans le vin. C’est pourquoi je me suis inscrit en licence professionnelle marketing et commerce international des vins à l’Esa d’Angers, une école réputée pour la qualité de ses formations en agriculture. Comme je ne m’y connaissais pas vraiment, j’ai préféré la voie scolaire plutôt que celle de l’alternance, afin de découvrir plus amplement le monde du vin, ses spécificités, son vocabulaire… C’était enrichissant de pouvoir échanger avec des étudiants aux profils plus techniques que le mien, puisque plusieurs d’entre eux venaient du BTSA viticulture œnologie. L’un de mes maîtres de stage de licence m’a proposé de poursuivre par un master en commerce international et de m’accueillir en alternance. J’y ai vu l’occasion de consolider mon parcours par une formation plus généraliste. J’avais pour mission de développer le maché américain. À la suite de mon master, je suis parti 18 mois aux États-Unis dans le cadre d’une VIE(2), que j’ai terminée en octobre 2019. Je suis aujourd’hui toujours en poste dans cette structure.
(1) Management des unités commerciales.
(2) Volontariat international en entreprise.