JOURNALISTE/RÉDACTEUR AGRICOLE F/H

Journaliste / Rédacteur agricole F/H

On compte sur elle/lui

Rédiger des articles
Proposer des sujets
Trouver les bons interlocuteurs
Réaliser des interviews
Suivre l’actualité agricole
Collecter l’information et la vérifier
Respecter les consignes éditoriales
Couvrir les événements (Salons, manifestations…)

Son profil

• Bonnes connaissances du secteur agricole
• Curieux
• Bonnes aptitudes relationnelles
• Sens critique
• Maîtrise des techniques rédactionnelles et d'interview
• Compétences en photographie et en vidéo
• Capacité d'analyse et de synthèse

Les formations possibles

BTSA
Licence pro en agriculture
Ingénieur agri/agro

Où exercer ?

• Dans une agence de presse, dans un groupe de presse au niveau national ou local, pour un site Internet… En tant qu’indépendant (pigiste).

Ses perspectives d'évolution

Évoluer vers un poste de rédacteur en chef

Quelle rémunération ?

À partir de 24 K€

Amélie Lavoisier, directrice déléguée de l’agence de presse Pixel6TM
« UN BON JOURNALISTE S’INTÉRESSE À SES LECTEURS »

Spécialisée dans la presse professionnelle, l’agence de presse Pixel6TM compte parmi ses équipes une dizaine de journalistes agricoles répartis sur l’ensemble du territoire. Pour ce poste, elle recrute principalement des profils d’ingénieurs ou de BTS agri/agro. « Le plus important dans ce métier est de connaître l’agriculture plutôt que le journalisme, indique Amélie Lavoisier, directrice déléguée de l’agence. Former quelqu’un aux techniques journalistiques sera beaucoup plus simple que de lui expliquer l’agriculture. » Si la base est d’aimer l’agriculture, le candidat idéal devra aussi avoir envie d’écrire, de passer du temps à structurer ses papiers : « En réalité, le journaliste passe plus de temps au bureau qu’en déplacement, ce qui est encore plus vrai en ces temps de crise sanitaire où tout se fait à distance ! » Pour Amélie Lavoisier, outre ces deux points, un bon journaliste doit être à l’écoute et être curieux. S’intéresser à son lecteur et à ce qui se passe dans la filière est une nécessité. « La raison d’être d’un journaliste, c’est d’apporter des informations précises, chiffrées et approfondies à ses lecteurs. Nous travaillons pour des titres de presse professionnelle qui sont de vrais outils d’aide à la décision pour leurs lecteurs. »

Mathieu Lecourtier, responsable de rubriques techniques pour « Cultivar »
« NE PAS AVOIR PEUR DU CÔTÉ RÉDACTIONNEL »

Apprendre tous les jours et échanger avec des personnes innovantes, voici ce qui anime Mathieu Lecourtier dans son métier de journaliste agricole. À l’époque de sa licence professionnelle « agent de développement du territoire », il réalise son stage dans la presse agricole hebdomadaire départementale, au Paysan Lorrain. « De parents agriculteurs, j’envisageais un métier dans le domaine agricole, mais je ne savais pas trop lequel choisir. J’ai alors réfléchi à celui de journaliste car c’est l’un des seuls à offrir une vision globale du secteur, explique Mathieu Lecourtier. J’ai donc profité de mon stage pour en apprendre davantage sur ce métier. » Un stage réalisé avec succès puisque dix ans plus tard, il est toujours journaliste agricole ! Il débute sa carrière en novembre 2009. Il commence par rédiger de nombreux articles techniques pour les revues Cultivar, Cultivar élevage, Viti, Circuits culture, Relations culture avant de se spécialiser dans ce qu’il lui plaît vraiment : les grandes cultures. « Au tout début, j’étais un journaliste multisupport et je passais mon temps entre des prises de contact, des interviews, des reportages et l’écriture, se souvient le journaliste. La première responsabilité que l’on m’a confiée, c’est de devenir responsable du titre Relations culture. Une opportunité pour appréhender l’écosystème de la presse et ainsi de comprendre les tenants et les aboutissants d’un magazine. »
En plus de ses premières responsabilités, il reste ouvert à tout ce que l’on peut lui proposer. « Le métier de journaliste évolue, il faut penser à communiquer sur le papier, sur Internet, en vidéo, en podcast et sur les réseaux sociaux pour être présents sur tous les médias. » Actuellement, son métier se divise en trois grandes parties : la responsabilité de rubrique ou de magazines, la rédaction d’articles et les vidéos. « En réalité, il n’y a pas de journée type. Tous les jours j’échange avec de nouvelles personnes, reconnaît Mathieu Lecourtier. J’alterne téléphone, écriture et entretien du réseau. Il faut savoir que dans le métier il y a quand même beaucoup plus de temps passé au bureau qu’en reportage. » S’il devait donner des conseils à une personne qui veut se lancer, il lui dirait de ne pas avoir peur du côté rédactionnel. « Au début je commettais beaucoup de fautes et j’écrivais en moyenne 500 caractères par heure. Aujourd’hui, je me suis amélioré en français et j’arrive à écrire entre 3 500 et 5 000 caractères par heure », chiffre le journaliste.
D’après lui, un sujet qui attire la personne sera un plus pour faciliter la rédaction.
« Il faut être curieux et ne pas se fermer de portes sur les sujets à traiter. Lorsqu’on écrit un article, nous ne sommes pas obligés de connaître parfaitement le sujet puisque c’est un échange. Dans tous les cas, une fois l’article rédigé on retient toujours quelque chose. »

Source : Tribune Verte N°2956