Bilan de compétences : Une introspection pour mieux se connaître

Les raisons qui motivent un bilan de compétences sont multiples : se sentir utile, vivre de sa passion… Mais il est difficile de se projeter et de savoir par où commencer. Le bilan de compétences est un outil complet et individuel qui permet ce premier pas.

Comment se déroule le bilan de compétences ? Trois phases se succèdent pour lier projet professionnel et projet de vie : une phase préliminaire, une d’investigation et une de conclusion. Il ne s’agit pas de réaliser seulement un bilan des compétences. C’est l’ensemble des aspects de la vie du candidat qui est pris en compte. « Comme pour nos autres prestations, nous travaillons à la carte. Nous nous adaptons aux besoins, aux objectifs du bénéficiaire pour l’accompagner dans sa démarche », confie Olivia Gérardin, conseillère emploi formation au sein de l’APECITA Bourgogne-Franche-Comté. Le bilan de compétences permet au bénéficiaire de mieux se connaître. Cela facilite la construction de son projet professionnel. Lors de rendez-vous individuels, par le biais de questionnaires, de tests ou de rencontres avec des professionnels, le bénéficiaire s’interroge sur lui-même. Il opère une véritable introspection, sans aucun jugement de l’accompagnant. « Nous sommes deux experts. L’accompagné est l’expert des contenus et l’accompagnant est celui des contenants », insiste Olivia Gérardin. René Clerc, enseignant en techniques paysagères, résume son parcours : « J’étais dans un contexte d’amertume professionnelle avec une vive envie de rebondir. J’ai utilisé mon CPF pour faire un bilan de compétences. » Par une série d’entretiens avec Olivia Gérardin, il a pu porter un regard neuf sur son parcours, pour valoriser ses savoir-faire autant que ses savoirs être. Au moment d’exprimer ce que le bilan lui a apporté, René Clerc est franc : « Ça a été un soutien psychologique extraordinaire, une véritable thérapie ! J’ai retrouvé une pleine confiance en moi et dans mes capacités. Je n’aurais jamais pu rebondir sans ce bilan ! »

Renaud de Montbron, Tribune verte n° 2986