L’acquisition de nouvelles compétences ne nécessite pas obligatoirement l’obtention d’un diplôme. En effet, il existe une multitude de formations pointues et spécialisées, dont les conditions d’admission sont diverses.

 

Certificat de spécialisation (CS)

Il sanctionne un complément spécifique de formation dont le contenu s’appuie sur des référentiels de diplômes.
Durée : de 400 à 600 heures en centre de formation, sur 1 an et douze semaines minimum en milieu professionnel
Mode de déroulement : apprentissage ou formation continue.

Certificat de qualification professionnelle (CQP)

Le CQP est une reconnaissance professionnelle nationale définie et mise en œuvre paritairement par les branches professionnelles.
Certificat : un document officiel reconnu par l’ensemble des entreprises d’une même ou de plusieurs branches professionnelles.
Qualification professionnelle : certifie qu’un salarié maîtrise un emploi donné.

Mention complémentaire (MC)

La mention complémentaire est un diplôme national qui donne à son titulaire une qualification spécialisée. La formation est accessible à des candidats déjà titulaires d’un premier diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique.
Mode de déroulement :
par la voie scolaire. La formation dure 400 heures au minimum
par la voie de l’apprentissage
par la formation continue

Spécialisation d’initiative locale (SIL)

La SIL prépare à des profils d’activité ou d’emplois locaux. Elle est accessible par la voie de la formation professionnelle continue.
Pour accéder à la formation, le candidat doit justifier :
soit de la possession d’un diplôme compatible avec le contenu de la formation,
soit d’au moins une année d’activité professionnelle, en rapport avec le contenu de la formation.
Durée : entre 300 et 400 heures en centre de formation et quatre semaines minimum en milieu professionnel.

Diane a réalisé un CS collaborateur concepteur paysagiste après un BTSA aménagements paysagers

« Depuis mon adolescence, j’ai toujours souhaité travailler dans le secteur du paysage, mais quand on est jeune, on se heurte souvent à l’image que l’on peut avoir d’un métier. Je me demandais donc si j’y avais ma place. Finalement, après mon Bac S, j’ai laissé mes rêves de côté et je me suis dirigée vers la filière sanitaire et sociale. Mais après quatre ans de diverses études, je me suis réorientée vers ma passion première : le secteur du paysage. J’avais alors 21 ans et j’étais plus sûre de mes choix. Toutefois, j’ai préféré réaliser des stages pour être tout à fait certaine que cette voie était faite pour moi. Après cela, je suis donc entrée en BTSA aménagements paysagers par la voie de l’apprentissage. J’avais besoin de me confronter à la réalité du métier et de ne pas me limiter à la théorie. Grâce à mon alternance au sein de la mairie de Paris, j’ai pu mettre en pratique mes acquis toute au long de mes deux ans de formation. Le BTSA aménagements paysagers nous offre de nombreuses opportunités de métiers aussi divers que le commerce, la création paysagère, le domaine de l’arrosage automatique… Pour ma part, c’est la conception qui me plaisait le plus, car elle me permet d’allier le temps de bureau pour la création de plan et le temps passé sur le terrain. J’aurais peut-être pu poursuivre vers des études d’architecte paysager, mais je n’avais pas envie de me lancer dans de longues études. C’est pourquoi j’ai directement poursuivi, après mon BTSA, par un certificat de spécialisation (CS) collaborateur concepteur paysagiste au CFA de Saint-Germain-en-Laye qui dispose de tous les équipements pédagogiques pour parfaire nos compétences. C’est une formation très pratique qui s’est déroulée en un an, toujours en alternance, sur un rythme de deux semaines en centre et deux semaines en entreprise. J’ai réalisé cette alternance au sein du Monde des jardins, une entreprise d’aménagement paysager située à Boulogne-Billancourt. La formation s’est tellement bien déroulée que je suis aujourd’hui salariée de l’entreprise. Autant dire que je ne regrette pas de m’être spécialisée après mon BTSA ! »