L’acquisition de nouvelles compétences ne nécessite pas obligatoirement l’obtention d’un diplôme. En effet, il existe une multitude de formations pointues et spécialisées, dont les conditions d’admission sont diverses.

 

Certificat de spécialisation (CS)

Il sanctionne un complément spécifique de formation dont le contenu s’appuie sur des référentiels de diplômes.
Durée : de 400 à 600 heures en centre de formation, sur 1 an et douze semaines minimum en milieu professionnel
Mode de déroulement : apprentissage ou formation continue.

Certificat de qualification professionnelle (CQP)

Le CQP est une reconnaissance professionnelle nationale définie et mise en œuvre paritairement par les branches professionnelles.
Certificat : un document officiel reconnu par l’ensemble des entreprises d’une même ou de plusieurs branches professionnelles.
Qualification professionnelle : certifie qu’un salarié maîtrise un emploi donné.

Mention complémentaire (MC)

La mention complémentaire est un diplôme national qui donne à son titulaire une qualification spécialisée. La formation est accessible à des candidats déjà titulaires d’un premier diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique.
Mode de déroulement :
par la voie scolaire. La formation dure 400 heures au minimum
par la voie de l’apprentissage
par la formation continue

Spécialisation d’initiative locale (SIL)

La SIL prépare à des profils d’activité ou d’emplois locaux. Elle est accessible par la voie de la formation professionnelle continue.
Pour accéder à la formation, le candidat doit justifier :
soit de la possession d’un diplôme compatible avec le contenu de la formation,
soit d’au moins une année d’activité professionnelle, en rapport avec le contenu de la formation.
Durée : entre 300 et 400 heures en centre de formation et quatre semaines minimum en milieu professionnel.

Adrien a réalisé un CS « Responsable technico-commercial en agrofournitures » au CFA agricole de Tilloy-lès-Mofflaines (Pas-de-Calais)

Je ne suis pas issu du milieu agricole, mais, à l’occasion de travaux saisonniers, j’ai découvert ce secteur qui m’a très rapidement passionné au point de vouloir, dans un premier temps, en faire mon métier en tant qu’exploitant agricole. Pour cela, après mon Bac ES, j’ai suivi un BTSA ACSE à l’Institut de Genech. J’ai ensuite trouvé un agriculteur qui souhaitait transmettre son exploitation, mais après des mois à me confronter à la réalité du métier, je me suis rendu compte que cela n’était pas fait pour moi et j’ai décidé de me réorienter vers des métiers plus en lien avec l’accompagnement des agriculteurs.
J’ai sollicité plusieurs établissements, mais certains étaient réticents à prendre une personne qui avait quitté le milieu scolaire depuis près d’un an. Le CFA agricole du Pas-de-Calais à Tilloy-lès-Mofflaines m’a tout de même accepté en certificat de spécialisation (CS) responsable technicocommercial en agrofournitures. Après avoir découvert le monde du travail, je ne voulais plus m’orienter vers une formation 100 % théorique. J’avais besoin de me confronter au quotidien au monde de l’entreprise. C’est l’un des grands avantages du CS qui alterne les périodes en entreprise et en établissement. Cela permet de se remettre continuellement en question et de progresser plus rapidement dans l’apprentissage d’un métier. Le vrai plus de ce CS est que les enseignements théoriques (marketing, gestion, force de vente, commerce, comptabilité…) sont en grande partie assurés par des professionnels du secteur qui ont le goût de nous transmettre leurs connaissances. De plus, il y a un réel accompagnement de l’établissement tout au long de l’année et leurs liens solides avec les entreprises du territoire sont un atout pour nous aider à trouver des structures d’accueil. Pour ma part, j’ai réalisé mon alternance au sein de Fertinagro, une société fabricant des fertilisants, qui m’a recruté, dès l’obtention de mon diplôme en 2019, en tant que technico-commercial sur la région Hauts-de-France. Aujourd’hui, mon rôle est de vendre les produits Fertinagro aux coopératives et négoces locaux. Ce métier est passionnant sur bien des aspects : agronomique, négociation commerciale, formation des distributeurs pour leur apporter une bonne connaissance de nos produits, suivi d’essais sur le terrain, relations humaines, etc. C’est aussi un métier qui m’offre une réelle liberté dans l’organisation de mon travail et grâce auquel je continue d’apprendre tous les jours. »