Témoignages

SYNCHRONISER L'OFFRE ET LA DEMANDE

Rémy Moreau, 29 ans, est directeur du service logistique de Rougeline, la filiale de commercialisation de six organisations de producteurs (OP) de fruits et légumes, dans le Sud de la France

Après un DUT QLIO (qualité logistique industrielle et organisation) obtenu à Agen en 2012, Rémy Moreau poursuit sa formation par un diplôme de responsable logistique agroalimentaire (bac + 4), mis en place par l’école de commerce Sud Management et dispensé par l’Ifria Aquitaine. « J’ai suivi cette formation en alternance pendant deux ans, explique-t-il. Mon objectif était de rentrer rapidement dans la vie active, mais je trouvais le DUT trop juste : l’alternance était la voie idéale. J’ai cherché une entreprise susceptible de me garder. Mon choix s’est orienté vers Rougeline, où le service logistique était en création. » Diplôme en poche, Rémy Moreau accède au poste de chargé de planification, au siège social de l’entreprise, à Marmande. « Nous étions trois à l’époque, et organisés par filière. J’avais en charge la filière tomate, du producteur au conditionnement. » Il devient directeur du service logistique en 2015. « D’abord, je m’occupais de la logistique amont (le flux des produits avant le passage des commandes de clients, c’est-à-dire de la sortie des sites de production jusqu’au stockage sur les sites d’expédition en passant par des étapes de réception et de conditionnement). Ensuite, de la logistique aval (le flux des produits, après le passage des commandes de clients, de la préparation des commandes à la livraison chez les clients) de toutes les filières : de la tomate, bien sûr, qui représente 80 % de nos volumes, mais aussi de la fraise, de la salade, du concombre… Nous avons également une gamme bio, en forte croissance (3 % des volumes actuellement) et une gamme "zéro résidu de pesticides", qui nécessitent des processus spécifiques pour éviter les contaminations croisées, des expéditions plus spécifiques, etc. »

Le métier de logisticien évolue rapidement

Son travail au quotidien consiste à synchroniser l’offre et la demande. « Il faut réussir à avoir la quantité et qualité du produit voulu par le client dans les délais, tout en optimisant les coûts. » Le défi est relevé tous les jours, dans ce service logistique qui s’est développé depuis sa création en 2012 et qui compte aujourd’hui six personnes, dont un alternant. « Le service est monté en puissance. À la fois, pour suivre la croissance globale des volumes de fruits et légumes, mais aussi parce que le nombre de filières et de références produits a fortement augmenté, ce qui complexifie notre travail. Avant, les volumes de la gamme tomate étaient essentiellement les segments lourds type grappe ou ronde. Aujourd’hui, la segmentation pèse de plus en plus et se décline dans une grande quantité de formes et de couleurs, ce qui génère des références, des conditionnements différents… La tendance actuelle est à la personnalisation : chaque client souhaite sa tomate, sa barquette, etc. » Aussi, le secteur des emballages est en plein renouvellement. « Nous sommes à la recherche d’emballages les plus vertueux possible. Entre 2018 et 2020, nous effectuons une bascule du plastique vers le carton, ce qui génère des changements importants au niveau de la mécanisation des lignes de conditionnement, par exemple », précise-t-il. « Mon métier consiste à anticiper et à planifier les choses, mais il faut sans cesse s’adapter. Le marché et la production sont très fluctuants, en fonction de la météo notamment. Il y a toujours beaucoup d’imprévus, il faut réagir rapidement. C’est à la fois ce que j’aime le plus dans mon métier et ce qui en fait un poste complexe : les journées sont toujours pleines de surprises ! », résume-t-il.

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