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Les parcours de formation et définitions

Quels emplois après un Bac+2/+3 ?

COMMENT CHOISIR ?

Faire un choix pertinent entre les nombreuses op­tions proposées dans les classes de BTSA, BTS, DUT ou DEUST suppose de prendre en compte divers élé­ments qui ne sont pas toujours faciles à concilier :

  • tenez compte de vos goûts et de vos aptitudes qui sont les garants de la motivation et de l’épanouis­sement durant la formation ;
  • renseignez-vous sur la facilité d’accès à la for­mation choisie. À titre d’exemple, un candidat n’a qu’une chance sur trois d’être admis en classe de BTSA gestion et protection de la nature (GPN), alors qu’il est pratiquement sûr d’intégrer une classe de BTSA technico-commercial ;
  • informez-vous sur les débouchés et les métiers auxquels conduisent les différentes formations. At­tention, ce ne sont pas toujours les formations les plus difficiles d’accès qui offrent le plus de débou­chés ! Pour reprendre l’exemple précédent, le BTSA GPN est très recherché par les étudiants, donc « les places sont chères », mais il y a peu de débouchés, et ils sont soit difficiles (concours de la fonction publique), soit précaires (associations).

En revanche, les différents BTSA technico-commer­ciaux sont spécialisés par famille de produit, peu de­mandés par les étudiants (donc, peu de concurrence à l’entrée), et recherchés par les entreprises pour leur double compétence « commerce » et « connais­sance du produit ».

COMPLÉTER SA FORMATION

À l’issue de votre formation de BTSA ou de DUT, vous pouvez directement entrer dans la vie active ou bien poursuivre votre formation par une licence professionnelle, une spécialisation… Si la poursuite d’études peut apporter d’autres perspectives quant à l’avenir professionnel, elle ne doit pas être un prétexte pour retarder l’entrée dans la vie active.
Ainsi, poursuivre une formation ne vous sera véri­tablement profitable que si elle vous apporte une qualification supplémentaire dans un secteur qui corresponde à vos motivations, à un objectif pro­fessionnel clair… Cette formation doit déboucher sur une demande réelle du « marché de l’emploi ».

QUELLE VOIE CHOISIR ?

  • Vous avez envie d’une formation courte, cen­trée sur votre coeur de métier ? Les certificats de spécialisation (CS) sont là pour ça. En 6 mois en moyenne, ils vous permettent d’approfondir un domaine, une technique (par exemple, l’élagage taille douce, les machines à traire, les cultures sous serre, la comptabilité de l’entreprise agricole, etc.). Il n’y a plus de « matières générales » (maths, français, etc.), tout l’enseignement est professionnel.

Nouveau : depuis la rentrée 2017, il n’est plus exigé d’avoir travaillé un an après la fin de la formation initiale pour pouvoir s’inscrire en CS. Un étudiant qui vient de décrocher son BTS en juin peut donc enchaîner sur un CS dès septembre (ou novembre, ou mars…). Les dates d’entrée en formation sont variables selon les centres, et ne sont pas forcé­ment calées sur l’année scolaire.

Avantage du CS : lié à un niveau de formation, il crédibilise une candidature en montrant une volonté d’approfondir sa professionnalité dans un domaine qui intéresse les employeurs. De ce fait, il raccourcit la durée de recherche d’emploi.

  • Vous avez envie de vous donner du temps (un an), d’élargir vos connaissances ? Optez pour une licence professionnelle, si possible en apprentissage ou en contrat de professionnalisation. En un an, vous bé­néficierez à la fois d’un enseignement professionnel, doublement consolidé par un projet tutoré (collectif) et par votre stage (individuel), et bien sûr des cours, TP/TD classiques pour vous aider à mettre en pers­pective les nouveaux acquis.

Le stage sera également l’occasion d’acquérir da­vantage de maturité professionnelle, de développer vos capacités d’écoute, de communication, vous rendant plus crédible face à de futurs employeurs, voire d’être embauché directement par la structure vous accueillant en stage.
Enfin, l’obtention du niveau bac+3 vous donnera accès à certains concours de la fonction publique et vous procurera le niveau standard européen bac+3.

Attention : la licence professionnelle n’est pas for­cément traduite dans les différentes conventions collectives (classifications des emplois, rémunéra­tions…). Il n’est donc pas toujours payant « d’étudier plus pour gagner plus ». En revanche, ce diplôme accélère l’évolution vers des postes à responsabilité et/ou d’encadrement, par rapport au BTS seul.
De plus, on constate depuis plusieurs années un glissement de recrutements précédemment faits à bac+2 vers le niveau bac+3, de plus en plus connu, et parfois reconnu.

UN CONSEIL : NE VOUS FOCALISEZ PAS SUR LE TITRE DE LA LICENCE MAIS SUR SON CONTENU !

Notez que l’admission en licence professionnelle se fait sur dossier (donc sur résultats scolaires) ET sur motivation (lettre de motivation et entretien), d’où la nécessité de la choisir soigneusement en fonction de votre projet professionnel.
Avant de vous inscrire, renseignez-vous sur le pro­gramme précis auprès du centre de formation et de l’enseignant responsable de la licence pro (la liste des cours ne suffit pas : examinez le nombre d’heures consacrées à chacun pour ne pas être déçu !).
Demandez des contacts d’anciens élèves que vous pourrez joindre pour les questionner sur la formation et ses réels débouchés (le centre n’est pas obligé de vous fournir ces contacts mais certains le font volontiers !).

Quels emplois après un Bac+2/+3 ?

 

Exemples de métiers Tendances
Exploitant, éleveur, viticulteur, maraîcher, arboriculteur, pépiniériste… *
Technicien ou chef d’élevage, aquacole, de culture, viticole, horticole, arboricole, maraîchage, second d’exploitation
Responsable d’exploitation, régisseur
Ouvrier paysagiste, conducteur d’engin
Technicien spécialisé (élagage, arrosage intégré, terrains de sport, terrains de jeux…)
Chef de chantier, conducteur de travaux (bac+2 débutant)
Chef de chantier, conducteur de travaux (bac+2 avec expérience de 5 à 10 ans)
Technicien bureaux d’études
Technico-commercial en aménagement paysager
Agent de maîtrise, chef d’équipe fabrication, conducteurs de machines / de lignes de fabrication, conducteur de ligne de conditionnement, technicien de chai
Maître de chai, caviste
Technicien contrôle qualité, technicien de laboratoire, technicien ou assistant assurance qualité, technicien recherche & développement
Technicien forestier (coopératives, forêts privées), chef de chantier forestier
Technicien forestier (ONF)
Animateur environnement, technicien parcs nationaux, technicien de rivière
Technicien assainissement, eau potable, technicien qualité des eaux, technicien traitement des déchets
Technico-commercial agrofournitures, produits alimentaires, responsable de rayon en grande distribution, conseiller vendeur (coopératives, libre service agricole…), acheteur, animateur commercial et foncier
Chargé de clientèle banque, assurance
Assistant chef de produit, assistant marketing
Technicien, animateur d’organisme agricole, agent de développement local, territorial
Comptable en centre de gestion
Agent de relation cultures, agent de relation producteur, technicien inséminateur, responsable de silo
Technicien d’expérimentation (firmes privées, instituts techniques, INRA)
Formateur technique, moniteur, éducateur technique
Technicien machine à traire, technicien service après-vente, technicien CUMA, installateur de machine à traire

 

: Accès à l'emploi facile : beaucoup d'offres d'emploi (parfois non
diffusées et/ou supérieure à la demande), souvent peu de candidats.
Des spécificités régionales peuvent néanmoins exister.
: Accès à l'emploi satisfaisant : relatif équilibre entre l'offre et la
demande.
: Accès à l'emploi difficile : concurrence forte entre candidats.
: Accès à l'emploi très difficile : soit peu d'offres, soit poste ciblant
un autre niveau de formation, soit candidats très nombreux.
* : Nécessite de s'installer comme agriculteur / chef d'entreprise.