Métier du mois : Chargé de clientèle agricole

On compte sur elle/lui pour...

  • Gérer l’ensemble de la relation client
  • Assurer le conseil auprès du client
  • Vendre des produits et des services adaptés
  • Gérer et anticiper les risques
  • Développer son portefeuille de clients
  • Participer à la vie de l’agence
  • Développer une relation de proximité avec les autres acteurs locaux

Son profil

  • Bonnes connaissances du secteur agricole
  • Compétences en analyse financière
  • Fortes capacités commerciales
  • Réel goût du contact et de la satisfaction client
  • Capacité d'écoute
  • Goût du challenge
  • Aptitude à la négociation
  • Sens du travail en équipe
  • Esprit service client

Les formations possibles

  •  Bac +2/3 en agriculture ou en commerce (BTSA, licences professionnelles, certificat de spécialisation…)
  • Ingénieur agri/agro

Où exercer ?

Dans un établissement bancaire, dans un établissement de crédit, dans un cabinet de courtage, dans un groupe d’assurance…

Les perspectives d'évolution

Évoluer vers un poste de responsable de marché ou de directeur·rice d’agence

Témoignages

Crédit mutuel : 650 chargés de clientèle agricole pour 120 000 clients

Le Crédit mutuel se définit comme la deuxième banque de l’agriculture en France. Aujourd’hui, la banque coopérative emploie 650 chargés de clientèle agricole, qui gèrent 120 000 clients. Ils peuvent travailler dans une ou plusieurs caisses du Crédit mutuel.

Ces chargés d’affaires agricoles accompagnent les agriculteurs tout au long de leur activité professionnelle, depuis leur installation jusqu’à la transmission de leur exploitation, en passant par la gestion courante de leur(s) société(s). Le conseiller intervient lors du financement de projets spécifiques (achat de terrain, énergies renouvelables…), pour gérer un décalage de trésorerie ou pour proposer une offre d’assurances afin de couvrir les récoltes en cas d’aléas climatiques… Il accompagne également l’agriculteur sur ses projets personnels. Antoine Cessieux, responsable du marché de l’agriculture au Crédit mutuel Dauphiné-Vivarais (Ardèche, Drôme, Isère), attend d’un chargé de clientèle qu’il soit à l’écoute : « Il doit parfaitement comprendre les besoins de l’agriculteur pour lui proposer le bon montage financier. Il est nécessaire qu’il connaisse le milieu de l’agriculture, mais il n’a pas besoin d’être un technicien agricole. Dans notre secteur, nous avons différentes agricultures et de nombreux systèmes. Il faut avant tout qu’il soit curieux. » Le chargé de clientèle doit également faire preuve de réactivité, d’autonomie, d’un bon relationnel, d’un sens du commercial et être mobile. Il se rend régulièrement chez ses clients agriculteurs et ses prospects. À ce poste, deux types de profil sont recrutés : soit des banquiers attirés par l’agriculture, soit des personnes issues du monde agricole (des ingénieurs ou des BTSA avec expérience). « Les contraintes réglementaires sont importantes dans le secteur bancaire. Les profils agricoles suivent un parcours de formation de 18 mois avec un petit portefeuille de clients à gérer », précise-t-il. Le chargé de clientèle doit notamment être en mesure d’analyser les bilans d’exploitation agricole et la gestion des risques.

Annabelle Faure-Usclard, chargée d’affaires agricoles et viticoles : « J’accompagne les agriculteurs dans leurs projets »

Depuis quatre ans, Annabelle Faure-Usclard est chargée d’affaires agricoles et viticoles au Crédit mutuel, pour quatre caisses situées dans la Drôme et dans l’Ardèche. Après l’obtention de son DUT techniques de commercialisation, elle a tout de suite évolué dans le milieu bancaire, à différents postes (accueil, conseil pour les particuliers puis les professionnels en immobilier). Lorsqu’elle a commencé à travailler dans la branche agricole de la banque, cela lui a immédiatement plu. « J’apprécie le fait d’aller sur les exploitations, c’est enrichissant. On apprend tout le temps de nouvelles choses. Les secteurs d’activité sont variés (élevage, arboriculture, céréales, viticulture…), avec une diversité de clientèle. Chaque projet est différent ! Il y a également toujours des projets novateurs », explique-t-elle avec enthousiasme. Actuellement, elle gère un portefeuille de 195 clients agriculteurs. « Je les accompagne dans leurs projets, leur propose des assurances, ouvre des comptes à leurs enfants, gère leur vie courante », raconte-t-elle. Pour les clients souhaitant un financement spécifique, elle ajoute : « Le client doit nous séduire avec son projet, car nous devons vendre ensuite le dossier à notre directeur et à la commission des prêts du Crédit mutuel. » En parallèle du suivi de ses clients, elle consacre une partie de son planning à la prospection. Elle passe notamment du temps à préparer ses visites à domicile. Elle estime qu’il faut environ trois ans pour aboutir à des signatures de contrats avec de nouveaux agriculteurs. Outre le fait donc d’être persévérant et mobile, elle considère que le chargé d’affaires agricoles doit faire preuve d’autonomie, de dynamisme et d’assurance pour aller à la rencontre des différents profils d’agriculteurs.