Le métier d’inséminateur

Sélectionner les meilleurs reproducteurs, effectuer les inséminations, s'assurer de leur succès... telles sont les activités de l'inséminateur, technicien spécialiste de la génétique d’un type d’élevage (bovins, porcins, ovins, équins…) et précieux conseiller de l'éleveur.

Le plus souvent employé d’un centre d’insémination agréé ou d’un haras reconnu par le Ministère de l’Agriculture, il est placé sous l’autorité de son directeur. Il bénéficie toutefois d’une grande autonomie dans l’organisation de son travail et la planification de ses tournées.
Au-delà de ses compétences techniques pointues acquises généralement par l’obtention d’un BTSA Productions Animales, il doit disposer de grandes capacités relationnelles afin d’obtenir la confiance des éleveurs, mais aussi d’un sens commercial développé. Pour exercer son métier, il doit être titulaire du CAFTI (certificat d’aptitude aux fonctions de technicien d’insémination).
Les possibilités d’évolution sont multiples : chef d’équipe, contrôleur de performances, ingénieur sélectionneur…
La fiche métier


Témoignage…

Marine Mandron : d'abord technicienne d'insémination et maintenant animatrice commerciale réseau

C’est par le cheval et un BEP « élevage du cheval » que Marine découvre le monde de l’élevage. Elle enchaine donc les formations agricoles, mais pas dans des options productions animales, particulièrement soucieuse d’élargir les horizons : d’abord un Bac Pro agricole, puis un BTSA ACSE, suivi d’un autre BTSA technico-commercial (option agrofourniture) au cours duquel un stage de découverte réalisé chez Créavia la sensibilise à la reproduction équine.
Après une première expérience mitigée de commerciale dans les assurances, puis chez un distributeur de produits nutritionnels, elle est recrutée par Evolution, leader français de la génétique et des services de l’élevage, en tant que technicienne d’insémination.
Pendant trois ans, elle va se plaire dans ce métier de conseil où « c’est l’éleveur qui appelle le technicien » et dans lequel « on est plus considéré comme un partenaire pour conduire l’élevage que comme un fournisseur ».
En 2015, elle s’initie au management en devenant conseillère de développement chargée de promouvoir tous les produits et services de la coopérative auprès des techniciens, des adhérents mais aussi des prospects.
Enfin, depuis le début de l’année, elle occupe le poste d’animatrice commerciale réseau qui lui permet d’avoir « une vision plus large des activités de la structure » et d’être « partie prenante dans l’élaboration du plan marketing et commercial ». Elle reconnait toutefois que c’est surtout l’aspect humain de son travail qu’elle apprécie et elle considère même que dans ce métier « on capitalise sur les relations humaines tant avec les clients qu’avec les collaborateurs ».