AQUACULTURE : LA MOTIVATION ET LA PASSION COMME COMPÉTENCES RECHERCHÉES

L’aquaculture est un secteur d’activité qui regroupe une multitude de professions, accessibles à différentes qualifications. Les emplois sont à pourvoir dès le CAP, et jusqu’au diplôme d’ingénieur.

L’aquaculture regroupe l’ensemble des activités de la production animale ou végétale en milieu aquatique. En revanche, cette filière ne regroupe pas les métiers et les activités du secteur de la pêche. Il en existe deux types : l’aquaculture marine, qui se pratique en bord de mer, et l’aquaculture en eau douce, qui se pratique en rivière et en étang. Elle concerne notamment les productions de poissons (pisciculture), les productions de coquillages (conchyliculture) avec l’ostréiculture (élevage des huîtres), l’halioticulture (élevage des ormeaux), la mytiliculture (élevage des moules) et la pectiniculture (élevage de coquilles Saint-Jacques ou de pétoncles), les productions de crustacés (astaciculture et pénéiculture), les productions de coraux (coraliculture) ou encore les productions d’algues (algoculture). En France métropolitaine, la conchyliculture est l’activité aquacole dominante (200 000 tonnes pour 774 millions d’euros), suivie par la pisciculture continentale (41 000 tonnes pour 180 millions d’euros). Les derniers chiffres révèlent qu’environ 17 500 personnes travaillent dans le milieu de l’aquaculture, au sein de 2 735 entreprises. Ces sociétés proposent des métiers liés à la production (agent aquacole, technicien en aquaculture, aquaculteur, chef d’exploitation aquacole, responsable d’écloserie ou de parc de production...), et ceux en lien avec les milieux aquatiques (technicien de rivière, technicien responsable de l’entretien et la restauration des milieux aquatiques...).

« Nous pouvons également citer les métiers de la recherche, de l’accompagnement et du développement (agent de développe- ment, technicien de recherche, technicien animateur...), sans oublier les métiers du commerce (agent technico-commercial, conseiller vendeur en aquariophilie...) », explique Élisabeth Mayeur, assistante emploi-formation à l’Apecita des Hauts- de-France. Par ailleurs, en lien avec les normes européennes, de nouveaux métiers se développent dans les secteurs de la qualité (autour des normes sanitaires et vétérinaires), de la logistique (expédition des poissons, coquillages et crustacés), de la sécurité et de l’environnement. L’objectif est de développer encore davantage le bio et les labels au sein de la filière.

Pas de profil type

Concernant les diplômes, de nombreux établissements en France proposent des formations en aquaculture, allant du CAP au diplôme d’ingénieur. « Certaines écoles d’ingénieurs agronomes proposent en effet des spécialisations dans ce domaine, détaille Élisabeth Mayeur. Les formations sont donc accessibles très tôt dans le parcours scolaire, dès la fin du collège. Il existe également des formations universitaires. Quant aux postulants, il n’y a pas de profil type pour entrer en aquaculture. » La compétence essentielle attendue par les recruteurs reste la passion du milieu aquatique (mer, cours d’eau, poissons, coquillages) et le goût des activités en plein air. Cependant, des connaissances techniques, scientifiques et réglementaires (normes sanitaires et vétérinaires) sont souvent attendues. « Pour travailler dans le domaine aquacole, il faut aussi faire preuve d’une bonne résistance physique (manutention dans un environnement souvent très humide), de qualités d’adaptation (dépendance des conditions climatiques, gestion des aléas de la production), et d’une certaine minutie pour garantir le bon développement de l’espèce (nutrition, vérification de la qualité de l’eau, entretien des bassins) », assure Élisabeth Mayeur.

CLAIRE LAMY-GRANDIDIER, Tribune Verte n°2922