Alternance : Des apprentis accompagnés dans leur mobilité à l’étranger

L’apprentissage est une formation dite « professionnelle », mais qui relève de la formation initiale. Depuis l’entrée en vigueur de la loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel, la mobilité à l’étranger des apprentis est simplifiée.

Comme pour tous les étudiants, une xpérience de mobilité à l’étranger est un plus pour les apprentis (1). Avec l’entrée en vigueur de la loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel, les démarches de déplacement à l’étranger sont simplifiées pour les alternants (contrat de professionnalisation (2) et contrat d’apprentissage). « Des dispositions concernant tous les contrats de professionnalisation et d’apprentissage conclus à partir du 1er janvier 2019 permettent de mieux sécuriser la mobilité et font bénéficier de nouvelles possibilités de financement », indique le ministère du Travail, qui espère « atteindre 15 000 mobilités par an à l’horizon 2022, soit un doublement par rapport à la situation actuelle ».

De précieuses aides

Afin de faciliter l’accès à la mobilité des alternants, le ministère a développé des kits – disponibles sur Internet – à destination des entreprises, des CFA et des organismes de formation. Les questions autour du contrat de travail, de la couverture sociale, de la validation des acquis des périodes de mobilité et du financement de la mobilité y sont notamment abordées. Pour obtenir des aides et des financements, des démarches peuvent être réalisées auprès de différents financeurs, dont le programme européen Erasmus +. Un apprenti peut ainsi se diriger vers plus d’une trentaine de destinations européennes dans le cadre d’une convention de placement, d’une durée de deux semaines à douze mois. « Une bourse de mobilité vous sera accordée pour la prise en charge des frais de voyage, pour le soutien linguistique (sous conditions) et pour les frais d’hébergement. Cette aide varie selon les destinations. La bourse s’élève à 753 € pour quinze jours de stage au Royaume-Uni », donne, pour exemple, l’agence Erasmus + France/Éducation & Formation sur le site Internet generation-erasmus.fr. Ces stages à l’étranger peuvent intéresser les apprentis préparant un diplôme du second degré (CAP, bac pro, BP…) ou de l’enseignement supérieur (BTS, IUT, écoles d’ingénieurs, master…). En 2018, la DEPP (direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance) du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, recensait 448 100 apprentis, dont 268 000 dans le secondaire et 179 800 dans le supérieur. Par rapport à 2017, les effectifs ont progressé de 4,2 %, avec des hausses de 1,8 % dans l’enseignement secondaire et de 8,1 % dans l’enseignement supérieur.

Caroline EVEN (Tribune Verte 2931)
(1) Âgés de 16 à 29 ans révolus.
(2) Le contrat de professionnalisation relève de la formation continue.

Nicolas Simard, apprenti au CFA 47
« J’AI VU DES CHOSES TRÈS INTÉRESSANTES ! »

Lors de son année de terminale en bac pro conduite de productions horticoles réalisée en apprentissage au CFA agricole du Lot-et-Garonne, Nicolas Simard a effectué un stage en Belgique dans le cadre du programme Erasmus +. « Nous sommes partis deux semaines avec deux accompagnants et un groupe de huit apprenants allant du CAP au bac pro », explique-t-il. Chaque apprenti a trouvé un lieu de stage correspondant le plus à son profil. Lui a été accueilli chez un pépiniériste belge. « La première semaine, j’ai effectué des petits travaux, j’ai greffé. La deuxième semaine, mon maître de stage m’a emmené sur trois exploitations travaillant autour du végétal. J’ai vu des choses très intéressantes ! » Actuellement, Nicolas Simard poursuit ses études dans le même CFA. Il prépare un BTSA ACSE (analyse conduite et stratégie de l’entreprise agricole), toujours en apprentissage au sein de l’exploitation familiale, située dans le Lot-et-Garonne, spécialisée dans la production de prune et de noisette.