Technicien traite et qualité du lait (F/H)

Technicien traite et qualité du lait (F/H)

On compte sur elle/lui

Réaliser un audit laitier en établissant des statistiques fiables concernant la production laitière du troupeau
Enregistrer pour chaque animal le litrage de lait donné et prélever des échantillons pour analyse
Analyser les résultats des contrôles et leur évolution
Promouvoir les services auprès des éleveurs
Conseiller les producteurs laitiers dans l’amélioration technique (alimentation, hygiène, génétique…) et économique de leur exploitation
Accompagner les éleveurs dans l’émergence et la réalisation de leur projet de développement
Développer les outils informatiques de suivi en élevage

Son profil

• Connaissances de l’élevage laitier (bovin, caprin ou ovin)
• Connaissances des règles d’hygiène et de sécurité sanitaire
• Sens de l’organisation
• Attrait pour les nouvelles technologies (robots, informatique)
• Autonome
• Sens du travail en équipe
• Goût pour les relations humaines fortes et de proximité
• Goût pour les chiffres et les statistiques
• Aptitude au conseil

Les formations possibles

BTSA (productions animales ou ACSE)
Licence professionnelle conseil en élevage laitier
Certificat de spécialisation (technicien-conseil en production laitière ovine, technicien-conseil en production caprine, technicien-conseil en production laitière…)

Où exercer ?

• Au sein d’un organisme de contrôle laitier indépendant ou rattaché à une chambre d’agriculture

Ses perspectives d'évolution

Évoluer vers un poste de chef·fe de service (directeur ou responsable du contrôle départemental)
Se diriger vers un poste de technico-commercial, auprès d’une coopérative d’alimentation par exemple

Quelle rémunération ?

Entre 20 à 24K€.

Katell Vallée, DRH d’Eilyps
« LES COMPÉTENCES COMPORTEMENTALES SONT AUSSI NÉCESSAIRES QUE LA TECHNIQUE »

Eilyps est une entreprise experte de la filière animale qui conseille et qui accompagne les agriculteurs, notamment dans la gestion technico-économique de leurs exploitations en bovin lait, viande et caprin, en s’appuyant, si besoin, sur des indicateurs de performance développés au sein de l’entreprise. Issue du syndicat de contrôle laitier et de la coopérative d’élevage d’Ille-et-Vilaine, Eilyps rayonne aujourd’hui bien au-delà du département. L’entreprise emploie 230 salariés, dont 85 gèrent la collecte (agents de pesée, chauffeurs, gestionnaires des plannings), 75 conseillers d’entreprise, une trentaine d’ingénieurs, vétérinaires et autant de personnes dans l’encadrement et dans les fonctions support. « Un consultant ou un conseiller d’élevage doit être techniquement expert, c’est évident, avec un niveau licence au minimum, ou ingénieur, et une expérience confirmée, indique Katell Vallée, la DRH. Mais il faut aussi quelqu’un d’assez charismatique, qui doit savoir écouter, analyser, argumenter, convaincre, être force de proposition. Avec une bonne approche client. Ces compétences comportementales sont importantes. C’est souvent ce qui fait la différence lors d’un recrutement. En entretien, nous allons essayer de vérifier que le futur salarié va pouvoir s’épanouir dans son poste, se faire plaisir. Pas question de le lâcher dans l’arène aux lions ! Être déçu de ne pas être retenu sur le moment est moins difficile que de vivre une situation d’échec. »

Sophie Géant, consultante qualité du lait chez Eilyps
« IL FAUT ÊTRE BIENVEILLANT MAIS SAVOIR DIRE LES CHOSES AUSSI »

Employée depuis 2006 par Eilyps, Sophie Géant est consultante qualité du lait depuis cette année. Un poste très diversifié, qui fait Suite à une évolution rapide. Titulaire d’une licence pro responsable de suivi global de l’élevage et de la transformation des produits animaux, la jeune femme est tout naturellement embauchée comme conseillère d’élevage. En 2011, elle se spécialise dans les robots de traite. Puis, en 2016, elle rejoint l’équipe qualité du lait. Sa mission principale ? Accompagner ses collègues ou directement des éleveurs pour améliorer la qualité du lait. Elle intervient sur demande, par exemple pour aider les éleveurs à diminuer le temps de traite, ou en urgence, chez des éleveurs où la qualité du lait est hors norme. « Dans mon métier, il y a un côté humain et relationnel, souligne Sophie, parfois confrontée à des situations délicates. Ces éleveurs doivent évoluer, ils n’ont pas le choix. À moi de créer l’atmosphère pour qu’ils me fassent confiance et que l’on puisse travailler ensemble. La qualité du lait est un peu un sujet tabou. Car elle est liée à la traite et c’est un geste censé être maîtrisé. Mon travail n’est pas de porter un jugement. Je regarde et je discute avec l’éleveur. » Un métier qui ressemble aussi au travail de l’enquêteur : il faut trouver, parmi toutes les variables en jeu, où se cache le problème et comment faire pour que l’éleveur accepte d’évoluer. « J’aime ce côté ‘‘enquête’’, audit, et aussi cette nécessité de présenter un bon argumentaire », avoue Sophie Géant, qui consacre aussi une partie de son temps de travail à la formation, à l’expérimentation et au développement d’outils. Elle va notamment participer aux évolutions de Breeder, un logiciel de gestion de troupeau et d’aide au diagnostic développé par ses collègues. Pour elle, être motivé, voire, être passionné par la qualité du lait, est nécessaire pour exercer ce métier. Les journées débutent souvent tôt le matin, à l’heure de la traite ! Des qualités humaines sont aussi de rigueur : « Il faut être à l’écoute, bienveillant, tout en étant capable de dire les choses quand ça ne va pas. » Et bien sûr, se former : un minimum de cinq ans d’expérience lui semble nécessaire pour bien appréhender la diversité des situations.

Tribune Verte N°2971
Crédit photo : AYAMAP/ADOBE STOCK