Technicien de suivi d’épandage F/H

Technicien de suivi d’épandage F/H

On compte sur le technicien de suivi d'épandage pour...

  • Mettre en oeuvre les chantiers d’épandage des déchets et sousproduits organiques et minéraux issus des industries et des collectivités (boues, composts, digestats…)
  • Planifier et suivre ces chantiers
  • Interpréter les analyses de sol pour les conseils de fertilisation
  • Assurer les relations avec les clients (collectivités et industriels), les prestataires (curage, transport, épandage) et les agriculteurs
  • Assurer le suivi de la traçabilité
  • Rédiger les rapports réglementaires
  • Respecter les règles d’hygiène, de sécurité et d’environnement

Son profil

  • Bonne connaissance du milieu agricole et des plans d'épandage
  • Goût pour le travail en équipe
  • Sens du relationnel
  • Capacité d'écoute
  • Maîtrise des règles d'hygiène, de sécurité et d'envrionnement
  • Méthodique et rigoureux
  • Compétences en systèmes d'information géographique SIG

Les formations possibles

  • BTSA agronomie productions végétales (remplacé par le BTSA agronomie et cultures durables à la rentrée 2023)
  • BUT (ex-DUT) génie biologique, parcours agronomie
  • Licence pro en agriculture

Où exercer ?
Dans une société de valorisation et de traitement des déchets organiques, dans une coopérative agricole…
Quelle rémunération ?
Entre 25 et 29 K€.

Les perpsectives d'évolution
Vers un poste de conseiller·ère épandage en chambre d’agriculture.

Témoignages
Anaëlle Osselin, technicienne valorisation agricole des boues, Suez Organique : Ne pas connaître le métier n'est pas un handicap

Anaëlle Osselin est technicienne valorisation agricole des boues (VAB) depuis trois ans. Cette offre d’emploi l’a intéressée car « le métier semblait correspondre au diplôme de BTS gestion et protection de la nature » qu’elle a obtenu quelques  années auparavant. Avec l’expérience, elle confirme : « Chaque jour, j’ai l’impression d’accomplir des actions positives et valorisantes en travaillant à la revalorisation de déchets comme fertilisants pour le monde agricole. C’est un cercle vertueux. » Elle est pourtant arrivée avec très peu de bagages techniques pour ce nouveau poste. « J’ai appris beaucoup sur le terrain. C’est un métier où il ne faut pas avoir peur d’être curieux. C’est très diversifié. Cela peut être délicat dans les premiers mois, mais c’est un atout sur le long terme. Aucune lassitude ne s’installe. » Pour preuve, Anaëlle Osselin décrit une année « type » : « Durant l’automne, nous entrons dans une phase rythmée par le travail administratif et réglementaire principalement. C’est une période de bureau durant laquelle nous préparons la future campagne d’épandage. En début d’année, nous entrons en contact avec les agriculteurs qui recevront de la matière organique. L’objectif est de compléter les cahiers d’épandage en fonction du gisement de nos clients. En tant que donneurs d’ordres auprès des ETA en charge des épandages, nous sommes également très souvent en contact avec elles. Nous réalisons aussi les analyses de sols indispensables, ainsi que les prélèvements des produits épandus tout au long de l’année. Viennent ensuite la partie opérationnelle et la réalisation des épandages. Le métier est très diversifié, il demande donc beaucoup de polyvalence. C’est sans doute la caractéristique principale indispensable pour un candidat à un tel poste, ainsi qu’un bon sens du relationnel. Tout le reste s’apprend sur le tas ! »

Julien Aubouin, responsable VAB, Suez Organique ! Un métier qui ne s'apprend pas sur les bancs de l'école

Suez Organique est une filiale du groupe Suez dont « la vocation est de collecter de la matière organique considérée comme déchet pour la revaloriser en agriculture, soit directement soit après une étape de transformation par compostage ou méthanisation, décrit Julien Aubouin. L’entreprise compte 350 salariés répartis en cinq zones sur le territoire français. Les techniciens VAB sont une trentaine. Et nous en recrutons régulièrement. Avec l’engouement autour de la méthanisation et le tri obligatoire à la source qui entre en vigueur au 1er janvier 2024, et engendrera automatiquement davantage de biodéchets, l’activité de l’entreprise devrait croître de manière importante durant les cinq prochaines années. Nous rechercherons donc régulièrement à recruter de nouveaux techniciens VAB. Il s’agit d’un métier dans l’air du temps qui a un impact direct sur notre environnement et sur notre bilan carbone, en participant au recyclage de matières organiques localement, qui plus est. En revanche, c’est un métier méconnu. D’ailleurs, la plupart des candidats qui postulent à ce type de poste y arrivent un peu par hasard. Il n’y a pas d’école pour se former au métier de technicien VAB. La formation se déroule au sein de l’entreprise et sur le terrain. Il faut compter six mois à un an pour être pleinement opérationnel. C’est pourquoi nous ne recherchons pas de compétences particulières. Des connaissances en agriculture sont un plus. Des compétences en agronomie sont encore mieux, mais ce que nous recherchons avant tout, c’est un savoir-être. Avoir le contact facile est sans doute l’une des aptitudes les plus importantes, ainsi que la curiosité ! »