L’ESA ouvre un campus parisien

L’ESA d’Angers implantera un nouveau site de formation à Saint-Quentin-en-Yvelines, à la rentrée 2022, dans l’Ouest parisien. Destiné aux futurs étudiants de l’école d’ingénieur, il proposera également le Bachelor agroécologie et systèmes alimentaires.

À compter de la rentrée 2022, l’école supérieure d’agricultures (ESA), basée à Angers (Maine-et-Loire), élargit son rayonnement avec l’implantation d’un site de formation à Saint-Quentin-en-Yvelines. D’ici 2024, au moins 300 étudiants seront formés sur ce nouveau site de l’Ouest parisien. Le Campus accueillera les trois premières années de l’école d’ingénieur et le Bachelor agroécologie et systèmes alimentaires. Le développement sera progressif. Le site permettra d’accéder aux années 1 ingénieur et Bachelor en 2022, aux années 1 et 2 en 2023, puis aux trois premières années du parcours en 2024. Les élèves ingénieur effectueront leurs quatrième et cinquième années sur le site d’Angers de l’ESA.

Une cinquantaine de parcours de formation à l’ESA

L’ESA se présente comme un pôle de formation et de recherche pluridisciplinaire, dont les domaines de compétences s’étendent de la production agricole à la protection du cadre de vie, en passant par l’alimentation, la viticulture et les marchés internationaux. L’école a développé plus de 50 formations de tous les niveaux de l’enseignement supérieur, du Bac au diplôme d’ingénieur et doctorat, et forme au total 3 200 étudiants chaque année. L’ESA présente le diplôme ingénieur agronome comme une formation au cœur des transitions agronomiques, agroécologiques, alimentaires, environnementales et numériques. Les ingénieurs y sont formés soit directement après le Bac, soit en admissions intermédiaires, et suivent un programme d’étude construit sur cinq ans et en deux parties : un premier cycle pour consolider les connaissances et mûrir le projet et deux années de parcours optionnel de spécialisation. « À l’ESA, les élèves ingénieurs ont le temps de la découverte pour construire leur projet autour du vivant (agricultures, agroalimentaire, environnement, entrepreneuriat). Travaux de groupe, fonctionnement en mode projets, mises en situations professionnalisantes, stages, expériences à l’international permettent aux élèves ingénieurs de se mesurer à la complexité et de mettre en pratique les connaissances et compétences acquises dans le parcours optionnel de spécialisation choisi. Ce fonctionnement doit aussi préparer progressivement leur insertion professionnelle », indique l’établissement. 200 ingénieurs sont actuellement diplômés chaque année à Angers.
Quant au Bachelor agroécologie et systèmes alimentaires, il s’agit d’un programme en trois ans pour devenir acteur des transformations agricoles, durant lequel sont notamment abordées les productions animales et végétales ainsi que l’organisation des territoires et des filières. Il permet d’intégrer la vie professionnelle ou de se préparer à une poursuite d’études en master ou en école d’ingénieur en agroalimentaire, agroécologie, viticulture-œnologie, productions végétales et animales. « Le Bachelor agroécologie et systèmes alimentaires permet une réelle ouverture à l’international et apportera des compétences transversales : renforcement scientifique et en anglais, conduite de projet, management d’équipe, communication… » Ce diplôme prépare aux métiers de chargé de mission transition agroéologique, technico-commercial environnement-énergie, conseil en agroécologie ou encore animateur agricole pour la protection des ressources.

Danielle Bodiou, Tribune Vert n°2980

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