L’apprentissage en 2021 : une année historique avec 718 000 contrats signés !

718 000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2021, soit une augmentation de 37 % par rapport à 2020, année qui avait déjà battu tous les records, avec 500 000 contrats. Le dispositif « 1 jeune, 1 solution » adopté l’été dernier, qui propose une aide à l’embauche aux entreprises, explique en partie ce succès.

L’année 2021 marque un nouveau record pour l’apprentissage, selon les chiffres du ministère du Travail basés sur les données de la direction de l’Animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). Après une augmentation de 40 % en 2020, ces contrats sont en hausse de 37 % en 2021 avec un total de 698 000 signatures dans le privé (contre 495 000 en 2020) et 20 000 dans le public. Ce sont les petites et moyennes entreprises qui tirent ces chiffres puisque 66 % des contrats ont été signés dans des entreprises de moins de 50 salariés (alors qu’elles ne représentent que 19 % de l’emploi en France).

Aides et simplification

Cette forte augmentation peut s’expliquer par le dispositif « 1 jeune, 1 solution », mis en place l’année dernière et qui propose aux entreprises une aide de 5 000 à 8 000 euros selon l’âge de l’apprenti pour tous les contrats d’apprentissage conclus entre le 1er juillet 2020 et le 30 juin 2022, jusqu’au niveau master. Un coup de pouce sans condition pour les TPE-PME. Les entreprises de 250 salariés ou plus, pour leur part, doivent s’engager à atteindre un seuil de contrats d’alternance ou favorisant l’insertion professionnelle. La simplification administrative apportée par la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » promulguée en 2018 contribue également à cette hausse (voir encadré). En effet, selon la Dares, le nombre de contrats d’apprentissage a été multiplié par 2,4 entre 2017 et 2021. Et ce succès est une bonne nouvelle pour l’emploi : six apprentis sur dix sont embauchés à l’issue de leur formation.

45 717 apprentis dans l’enseignement agricole

Dans le secteur agricole, alimentaire et pêche, l’Ocapiat 1 propose depuis 2020 un portail en ligne pour faciliter les démarches des futurs apprentis et des entreprises qui souhaitent les accueillir. « Cap vers l’alternance » donne aussi accès à une information claire et à des actualités sur ce type de formation. Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, l’apprentissage dans l’enseignement agricole a atteint un niveau historique en 2020-2021 avec 45 717 apprentis, en hausse de 22 % sur un an (et de près de 30% en BTS/DUT), après une progression de 20 % en 2019-2020 et de 16 % en 2018-2019, première année d’application de la réforme de l’apprentissage votée dans la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel. » Les établissements qui les accueillent pré parent à plus de 200 métiers et proposent de nombreux débouchés pour des secteurs en demande, comme les métiers des filières agricoles et agroalimentaires, ceux de la filière forêt-bois, mais aussi ceux liés à la préservation et la mise en valeur des mi lieux naturels, ou encore à l’entretien et à la création d’aménagements paysagers.

Tribune Verte n°2989, Ian Fafet

(1) Ocapiat : opérateur de compétences pour la coopération agricole, l’agriculture, la pêche, l’industrie agroalimentaire et les territoires.

L’apprentissage dans l’enseignement agricole

Selon l’édition 2022 du Portrait de l’enseignement agricole publié par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, presque un tiers (29 %) des apprentis suivent une formation de niveau 5 (CAPa et BPA), 35 % d’entre eux préparent un diplôme de niveau 4 (baccalauréat), et 36 % relèvent de l’enseignement supérieur et préparent un diplôme post-bac de niveau 5, 6 et 7 (BTSA, diplôme d’ingénieur, etc.).

 

 

 

Loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » : la réforme qui a transformé l’apprentissage

La loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a profondément modifié la formation professionnelle et particulièrement la gouvernance et le financement de l’apprentissage. Cette réforme majeure a placé les branches professionnelles au cœur du système en leur donnant la responsabilité d’apprécier leurs besoins et d’insérer les apprentis en fin de cursus. Elle a également confié de nouvelles missions aux centres de formation d’apprentis (CFA), désormais organismes de formation détenteurs d’une certification qualité depuis le 1er janvier dernier. Enfin elle a ouvert l’apprentissage jusqu’à 30 ans et institué un système de financement plus simple et plus incitatif dans le but de répondre davantage aux besoins de qualifications et d’attractivité des secteurs professionnels.