Isara : une école agile dans ses recrutements

L’Isara-Lyon, école d’ingénieurs en agriculture, alimentation, environnement et développement rural, recrute en permanence pour développer ses activités. Quatre personnes composent son service ressources humaines.

L’Isara prépare l’avenir de ses élèves « en favorisant l’interdisciplinarité, la curiosité et la prise d’initiative ». Depuis sa création, cette école d’ingénieurs en agriculture, alimentation et environnement a formé plus de 3 800 ingénieurs sur son site de Lyon. L’établissement d’enseignement supérieur fonctionne sur les deux sites d’Avignon et de Lyon, avec le statut d’association loi 1901 en contrat avec le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.
« L’école se différencie par son ouverture à l’innovation, agile dans son fonctionnement, au cœur d’un monde qui bouge, présente Pascale Gri, directrice des ressources humaines au sein de l’Isara. Depuis plus de dix ans, l’Isara-Lyon place l’agroécologie, les systèmes alimentaires durables, l’entrepreneuriat et l’innovation au cœur même de sa politique de formation, de recherche et de développement, au service des acteurs des filières agricoles et agroalimentaires. » Les principaux métiers exercés à l’Isara sont liés à l’enseignement. La transmission des connaissances n’est pas le seul objet du métier d’enseignant. D’autres missions leur sont souvent confiées, notamment la consultance. « Les professeurs de l’Isara interviennent ainsi dans les instituts, organisations agricoles ou entreprises, pour des projets de recherche correspondant à des financements construits avec l’Europe, la Région Auvergne Rhône-Alpes ou la Métropole de Lyon », décrit Pascale Gri.
Certains enseignants s’activent au sein d’une équipe dédiée au développement d’entreprises, autour « d’un incubateur, Food Shaker, ainsi qu’un accélérateur, le Zesteur », poursuit Pascale Gri. D’autres se consacrent à l’accompagner les élèves dans leurs parcours, « comme tuteurs ou dans l’animation de leurs projets, ou encore pour favoriser l’émergence de projets pour “Ecotrophelia”, les Trophées étudiants de l’innovation alimentaire ».
Entre 140 et 150 salariés
L’Isara s’appuie aussi sur des métiers complémentaires de ceux de l’enseignement, « au sein de services informatique, finance, partenariat, assistance pédagogique. Nous employons entre 140 et 150 salariés dans la structure, ainsi que des vacataires. Le développement de l’Isara se mesure aussi par l’augmentation des ressources humaines, à Lyon et à Avignon. Tous nos métiers sont marqués par une forte coloration agronomique et par la prise en compte de l’évolution du métier d’ingénieur, qui désormais manage en plus d’innover », signale Pascale Gri.
Pour le service des ressources humaines, la charge de travail de l’équipe de quatre personnes reste forte, notamment pour les processus de recrutement, « du fait de leur durée parfois longue, développe Pascale Gri. Nous travaillons d’abord sur l’identification du besoin, des compétences et des missions, des marges de manœuvre, ainsi que des niveaux de responsabilités ». Le service se charge ensuite de faire connaître l’offre « par des canaux à la fois internes et externes sur différents sites, l’APECITA et l’Apec, Indeed, LinkedIn. Parfois, pour certains métiers tendus, comme les enseignants en zootechnie, nous utilisons les services de cabinets de recrutement ».
La phase finale du recrutement s’opère en trois étapes. « Après un premier tri des CV, nous établissons un contact téléphonique, pour valider les points clés du candidat, par rapport au cadre que nous proposons. Puis, nous passons à une mise en situation, réelle ou projective : nous proposons au candidat un exercice comparable aux missions qu’il aurait à mener. Ce qui permet de donner sa chance à un candidat atypique, dont le CV ne cadre pas, a priori, avec les compétences nécessaires pour le poste. Enfin, nous menons un entretien classique, pour reprendre les éléments du parcours, face à un jury qui croise les impressions de deux ou trois décideurs. »

Frédéric Renau, Tribune Verte n° 2989