Devenir auxiliaire vétérinaire

Si de nombreuses formations existent pour devenir auxiliaire vétérinaire, seul le titre certifiant d’auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV) est reconnu par la profession. Il ne peut être délivré que par l’Apform, l’organisme de formation et de certification de la branche vétérinaire. Le certificat de qualification professionnelle auxiliaire vétérinaire qualifié (AVQ) est, lui aussi, reconnu, et destiné à valider des compétences professionnelles.

Créé en 2011 par la profession vétérinaire, l’Apform est l’organisme de formation et de certification de la branche professionnelle vétérinaire. Anciennement nommé « Gipsa », cet organisme forme les futurs auxiliaires vétérinaires au sein de ses 19 centres de formation répartis sur tout le territoire français. L’Apform délivre deux formations certifiantes : le titre ASV (auxiliaire spécialisé vétérinaire) et le CQP AVQ (auxiliaire vétérinaire qualifié). Ils sont tous deux enregistrés au répertoire national des certifications professionnelles et sont donc reconnus par la convention collective nationale des cabinets et des cliniques vétérinaires, et sont homologués par l’État. Ces qualifications sont reconnues par le ministère de l’Agriculture et par le Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL).

Trait d’union entre le vétérinaire et ses clients
Plusieurs dispositifs de formation existent pour les étudiants, les chercheurs d’emploi, les personnes en reconversion professionnelle mais aussi pour les auxiliaires vétérinaires non diplômés souhaitant faire valider leurs compétences. Les formations sont dispensées en alternance, dans le cadre de contrats d’apprentissage, de contrats de professionnalisation ou de périodes de professionnalisation – selon le titre du diplôme, le statut ou encore la structure d’accueil. L’Apform définit le métier d’ASV comme un « véritable trait d’union entre le vétérinaire et ses clients » : premier contact avec le client, l’ASV possède un rôle essentiel au bon fonctionnement de la clinique vétérinaire grâce à ses compétences pluridisciplinaires. « L’ASV est le bras droit du docteur vétérinaire : il l’assiste dans son quotidien, prend les rendez-vous, gère l’accueil de la clientèle et de l’animal, prépare les commandes, conseille les clients sur les produits de nutrition ou les antiparasitaires, assiste l’équipe vétérinaire dans le soin aux animaux hospitalisés et assure l’hygiène du cabinet ou de la clinique », résume l’Apform. En d’autres termes, ce métier fait appel à plusieurs domaines de compétences : la relation client, l’assistance administrative, l’assistance technique, la prévention, l’hygiène et la sécurité. Selon la structure qui l’emploie, l’ASV pourra se voir déléguer un certain nombre de missions par le vétérinaire. Ainsi, l’ASV doit être capable de passer d’une tâche à l’autre facilement et savoir établir ses priorités. Il pourra travailler en cabinet, en clinique ou en centre hospitalier vétérinaire pour différentes activités : canine, rurale, équine, nouveaux animaux de compagnie (Nac), etc. D’après la convention collective nationale des cabinets et des cliniques vétérinaires, le salaire minimum d’embauche d’un auxiliaire spécialisé vétérinaire (échelon 5) est en 2021 de 1833,39 euros bruts par mois. Il est moindre pour les auxiliaires vétérinaires ayant une formation non reconnue par la profession.

Tatiana Soleimani
« UN MÉTIER TRÈS POLYVALENT ! »

« Je termine actuellement ma formation d’ASV à l’Apform. Elle s’est déroulée en alternance pendant deux ans dans une clinique où travaillent deux vétérinaires et deux ASV, à Charentonle-Pont. Nous y soignons surtout des chiens et des chats, et plus rarement des nouveaux animaux de compagnie. Le plus difficile dans ce métier, c’est la polyvalence ! Les missions dans une même journée sont très variées. En effet, il faut jongler en permanence entre le côté administratif, comme la gestion des rendez-vous ou l’accueil, et les missions plus techniques : par exemple, il faut assister à toutes les consultations et aux chirurgies. Pour bien gérer, je dois être organisée et réactive. Les journées sont bien remplies, il faut aimer l’inattendu et savoir gérer le stress. Le meilleur côté de ce métier reste pour moi le contact avec les animaux, le fait de les soigner et de les comprendre. J’ai aussi la chance de travailler dans une clinique où règnent un bon esprit d’équipe et une bonne communication. Selon moi, et pour en avoir parlé avec d’autres alternants, la facette la plus compliquée reste la clientèle : il faut savoir garder son calme face à des clients parfois désagréables, qui ne voient pas tout ce que nous avons à faire. Je conseille à toute personne intéressée par ce métier de faire un stage dans une clinique avant de se lancer dans la formation. »

Amélie LAVOISIER, Tribune Verte N°2963