« DÉCOUVRIR LE QUOTIDIEN DE CEUX QUI ŒUVRENT CHAQUE JOUR pour l’agriculture »

Salomé Decaens prépare un diplôme d’ingénieur en agriculture et agroalimentaire en apprentissage à Junia ISA, à Lille, et travaille dans une coopérative laitière du Pas-de-Calais.

«J’ai fait le choix de la formation agricole de manière très naturelle puisque j’ai toujours voulu évoluer dans un milieu proche de la nature. Je suis passionnée par l’élevage, en particulier celui de vaches aubrac. » Après un Bac STAV agroalimentaire et un BTS productions animales au sein de l’Institut de Genech (Nord), Salomé Decaens, 24 ans, a travaillé pendant près de deux ans dans une écurie de chevaux de sport. En 2018, elle décide de poursuivre sa formation avec un BTS technico-commercial qu’elle a réalisé en alternance au sein de l’Institut d’Anchin, à Pecquencourt (Nord). C’est à ce moment qu’elle a intégré la coopérative laitière Prospérité Fermière Ingredia. « Ayant à cœur de compléter mon cursus, j’ai ensuite postulé à Junia ISA afin d’intégrer la formation par apprentissage », se souvient la jeune femme. Depuis 2020, elle y prépare un diplôme d’ingénieur en agriculture et agroalimentaire. En parallèle de sa formation à Junia ISA, la Lilloise est toujours salariée au sein de la coopérative laitière Prospérité Fermière Ingredia, à Arras (Pas-de-Calais). «  Notre groupe est un expert de la protéine laitière. Notre cœur de métier est également la poudre. Nous fournissons de nombreuses entreprises à l’image de Ferrero ou encore Häagen Dazs », explique Salomé Decaens.

« Au cœur de l’action »

L’apprentie ingénieure passe une partie de son temps auprès des éleveurs de la coopérative pour du conseil et du sui vi technique de produits. Mais depuis son entrée à Junia ISA, Salomé Decaens évolue également en tant que chargée de mission à la direction supply chain.
« Concernant le choix de l’alternance, il m’a paru évident après deux années sur le terrain, assure-t-elle. Ce type de formation est un moyen formidable de pouvoir enrichir ses connaissances tout en étant au cœur de l’action. C’est aussi une excellente solution pour les entreprises de former des jeunes motivés par le travail. Enfin, n’étant pas issue du milieu agricole et ayant d’abord réalisé une formation en agroalimentaire, l’alternance m’a permis de découvrir pleinement le quotidien de ceux qui œuvrent chaque jour pour l’agriculture. »

« Motivation et détermination »

Pour elle, « le statut d’alternant est une responsabilité. En tant qu’étudiants, nous devons être assidus durant les périodes scolaires. Pour autant nous devons garder en tête que nous sommes salariés d’une entreprise. Je pense que ce sont la motivation et la détermination qui font la différence ». À l’issue des trois années d’apprentissage, Salomé Decaens envisage de poursuivre sa formation par un master spécialisé en responsabilité sociétale des entreprises (RSE) : « Je pense que, dans les années à venir, toutes les entreprises devront développer une stratégie RSE solide pour atteindre les objectifs que se fixent nos politiques – et notamment l’Europe – de réduire notre impact environnemental et de renforcer l’économie de nos entreprises et le bien être des collaborateurs. » À long terme, Salomé Decaens souhaite mettre à profit toutes ces expériences pour monter un projet d’exploitation agricole, écurie et ferme-auberge avec son compagnon.

Tribune Vert n° 2989, Ian Fafet