L’acquisition de nouvelles compétences ne nécessite pas obligatoirement l’obtention d’un diplôme. En effet, il existe une multitude de formations pointues et spécialisées, dont les conditions d’admission sont diverses.

 

Certificat de spécialisation (CS)

Il sanctionne un complément spécifique de formation dont le contenu s’appuie sur des référentiels de diplômes.
Durée : de 400 à 600 heures en centre de formation, sur 1 an et douze semaines minimum en milieu professionnel
Mode de déroulement : apprentissage ou formation continue.

Certificat de qualification professionnelle (CQP)

Le CQP est une reconnaissance professionnelle nationale définie et mise en œuvre paritairement par les branches professionnelles.
Certificat : un document officiel reconnu par l’ensemble des entreprises d’une même ou de plusieurs branches professionnelles.
Qualification professionnelle : certifie qu’un salarié maîtrise un emploi donné.

Mention complémentaire (MC)

La mention complémentaire est un diplôme national qui donne à son titulaire une qualification spécialisée. La formation est accessible à des candidats déjà titulaires d’un premier diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique.
Mode de déroulement :
par la voie scolaire. La formation dure 400 heures au minimum
par la voie de l’apprentissage
par la formation continue

Spécialisation d’initiative locale (SIL)

La SIL prépare à des profils d’activité ou d’emplois locaux. Elle est accessible par la voie de la formation professionnelle continue.
Pour accéder à la formation, le candidat doit justifier :
soit de la possession d’un diplôme compatible avec le contenu de la formation,
soit d’au moins une année d’activité professionnelle, en rapport avec le contenu de la formation.
Durée : entre 300 et 400 heures en centre de formation et quatre semaines minimum en milieu professionnel.

Thomas, responsable d’atelier après avoir obtenu un CS puis un CQP dans le secteur de l’agroéquipement

« Étant issu d’une famille d’agriculteurs, j’ai d’abord souhaité reprendre l’exploitation familiale. J’ai suivi un BEP productions animales, puis un bac pro productions végétales, avant de me diriger vers un BTSA GDEA (génie des équipements agricoles).
Mais au bout d’un an, ce BTS ne me convenait plus. Je suis donc entré dans la vie active en travaillant dans une entreprise de travaux agricoles. À la fin de mon CDD, j’ai choisi de reprendre le chemin des études. Je me suis tourné vers un certificat de spécialisation (CS) tracteurs et machines agricoles, au lycée de Savy-Berlette. Je l’ai suivi dans le cadre de la formation continue, cela m’était possible en tant que demandeur d’emploi. L’objectif de ce CS était de savoir régler et entretenir les machines agricoles, ainsi que réaliser les premières opérations de maintenance. Cela me paraissait adapté à mon projet d’installation, j’y ai vu un moyen de gagner en autonomie sur l’exploitation. Mais, finalement, l’univers de l’agroéquipement a été pour moi une vraie révélation. Il faut dire que dans ce CS, les formateurs sont avant tout de vrais professionnels, passionnés par leur métier, qui sont vraiment proches de nous et qui savent nous transmettre toute leur expérience. Après les huit mois de formation, j’étais certain de vouloir évoluer dans le secteur de machinisme mais il me paraissait indispensable, pour gagner en professionnalisme et en compétences, de poursuivre par un CQP technicien de maintenance des matériels agricoles.
Cette formation, qui a duré un an, m’a permis d’approfondir mes connaissances en mécanique, en hydraulique, en électronique embarquée… Les enseignements sont beaucoup plus poussés que dans le CS car l’objectif est de pouvoir réaliser un diagnostic et d’intervenir sur des machines en toute autonomie. L’enseignement fait la part belle à la pratique et une grande partie de la formation s’effectue chez un concessionnaire. Cela permet de découvrir aussi bien les gestes du métier que la réalité du monde de l’entreprise. Par la suite, j’ai très rapidement trouvé un poste de technicien et j’ai pu évoluer vers un poste de responsable d’atelier chez un grand concessionnaire. »