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Les parcours de formation et définitions

Quels emplois après un Bac+5 ?

Témoignage

TROIS CAS SE PRÉSENTENT :

  • Vous envisagez une école d’ingénieur « clas­sique », c’est-à-dire « comme Polytechnique », après un cycle de 2 ans (parfois 3) en classes prépara­toires aux concours. Capacité et rythme de travail ne vous font pas peur, un encadrement de type lycée non plus. Les maths et la physique sont vos points forts, et de loin, au moins depuis la classe de 1re (vos bulletins scolaires des 2 dernières années seront examinés pour l’entrée en classe prépa). L’ap­prentissage du métier, notamment la spécialisation à choisir en dernière année, attendra.

Dans ce cas, sachez que vous pouvez préparer à la fois les écoles agronomiques publiques (Paris, Mont­pellier, Rennes, Nancy et Toulouse ; ces deux dernières relevant du ministère de l’Éducation nationale et les trois autres du ministère de l’Agriculture), les écoles vétérinaires (Alfort, Lyon, Nantes et Toulouse), les écoles normales supérieures (enseignement des sci­ences de la vie et de la terre), l’école de géologie de Nancy, Agrosup Dijon (filière agronomie), Bordeaux Sciences Agro ou Oniris à Nantes, ainsi que les Écoles de physique-chimie et les formations d’ingénieur en université (écoles du réseau « Polytech »).
Avantage : la réforme dite « LMD » pour « licence (bac+3) / master (bac+5) / doctorat (bac+8) » menée au début des années 2000 vous donne, au bout de vos 2 années de prépa, l’équivalence d’une 2e année de licence (L2) : vous pouvez donc, en cas d’échec aux concours, poursuivre directement vos études en licence ou licence professionnelle (L3).

  • Vous recherchez d’abord l’accès au titre d’ingénieur, y compris sans passer par « les prépas » : vous vous intéressez donc aux écoles à accès direct après le bac, sur dossier scolaire (parfois assorti d’une lettre de motivation) puis sur entretien de recrutement. Vous voulez d’abord bénéficier d’un environnement de travail en petits groupes, acquérir des méthodes de travail, et jouer sur l’effet « réseau des an­ciens », particulièrement marqué dans les écoles d’ingénieur, de commerce et de gestion.

Vous vous préparerez donc, notamment en vue de l’entretien, pour des écoles publiques comme les INSA (Instituts Nationaux de Sciences Appliquées), mais aussi pour des écoles privées, très nombreuses.
Les plus connues sont d’origine confessionnelle comme UniLasalle (née de la fusion de LaSalle Beauvais et l’ESITPA à Rouen), fondée initialement par les chambres d’agriculture et aujourd’hui diver­sifiée sur l’agroalimentaire et l’environnement, ou les écoles de France Agro3 (ex FESIA).
Enfin, divers instituts, tel l’IHEDREA, se sont eux aussi ouverts sur le marketing agroalimentaire, l’aménagement et le développement durable. Sans oublier l’ISTOM, centré sur la coopération avec les pays en développement, ou encore TECOMAH, école gérée par la chambre de commerce et d’indus­trie d’Île-de-France, présente dans les métiers de bouche et du cadre de vie, ou, dans des domaines plus spécialisés, l’EBI (École de biologie industrielle), l’EME (École des métiers de l’environnement, qui a fusionnée avec UniLasalle en 2018), l’ESAJ (École supérieure d’architecture des jardins)...
À noter : l’Institut supérieur de l’environnement, seul établissement à former au niveau bac+5 des titu­laires d’une double culture ingénieur ET juriste de l’environnement, est une école privée hors contrat (= totalement autonome par rapport à l’État).

  • Vous vous orientez en priorité vers des études à contenu théorique, avec une forte autonomie, comme peuvent en offrir l’université (parcours master). Vous n’écartez pas a priori l’idée d’accéder au niveau bac+5 après des formations profession­nalisantes, comme les DUT ou les licences profes­sionnelles, surtout si elles vous permettent d’acqué­rir une première expérience pour vous démarquer des « ingénieurs d’école ». Vous êtes même ouverts à un titre d’ingénieur par l’université.

Vous pourrez donc, en fonction de vos goûts, de vos aptitudes, de votre mobilité géographique (l’offre de formation que vous recherchez n’est pas forcément présente partout sur le territoire) mais aussi intellectuelle (voie scolaire ou apprentissage) vous constituer un véritable bagage à la fois aca­démique et professionnel (stages, projets tutorés, alternance, etc.) au fur et à mesure des années et des opportunités. La renommée de votre (ou de vos) université(s) sera un plus : l’autonomie et la person­nalisation de votre parcours garantiront à vos futurs employeurs votre polyvalence et votre adaptabilité.

Quels emplois après un Bac+5

Exemples de métiers Tendances
Exploitant, éleveur, viticulteur, maraîcher, arboriculteur, pépiniériste *
Responsable d’exploitation, régisseur
Chef d’entreprise *
Chef de chantier, conducteur de travaux
Responsable en bureaux d’études, architecte paysagiste
Agent de maîtrise, responsable de production
Oenologue, maître de chai
Responsable ou assistant en contrôle qualité, laboratoire ou en assurance qualité/hygiène/sécurité/environnement (QHSE)
Responsable, ingénieur en recherche & développement
Ingénieur, chef de chantier forestier
Ingénieur forestier (ONF)
Animateur environnement, parcs nationaux, chargé d’études ou de missions environnement
Ingénieur assainissement, eau potable, qualité des eaux, traitement des déchets
Ingénieur commercial en agrofournitures ou produits alimentaires, responsable de rayon en grande distribution, responsable d’équipe de ventes, acheteur, responsable grands comptes, chargé de développement/d’affaires
Chargé de clientèle banque, assurance, responsable export
Chef de produit, responsable marketing
Directeur de centre de profit
Conseiller en organisme agricole, animateur organisme agricole, chargé d’études ou de missions, responsable de service, consultant
Conseiller d’entreprise en centre de gestion, expert (foncier, assurances…)
Ingénieur en expérimentation (firmes privées, instituts techniques, INRA)
Formateur technique, moniteur, éducateur technique, professeur dans l’enseignement agricole technique et supérieur

 

: Accès à l'emploi facile : beaucoup d'offres d'emploi (parfois non
diffusées et/ou supérieure à la demande), souvent peu de candidats.
Des spécificités régionales peuvent néanmoins exister.

: Accès à l'emploi satisfaisant : relatif équilibre entre l'offre et la
demande.
 : Accès à l'emploi difficile : concurrence forte entre candidats.
: Accès à l'emploi très difficile : soit peu d'offres, soit poste ciblant
un autre niveau de formation, soit candidats très nombreux.
* : Nécessite de s'installer comme agriculteur / chef d'entreprise.

 

Adeline a intégré l’école d’ingénieur ENSIL à Limoges
CE POSTE ÉTAIT UNE OPPORTUNITÉ À SAISIR !
Après un bac scientifique et une école préparatoire BCPST, Adeline a intégré l’école d’ingénieur Ensil à Limoges au sein de laquelle une spécialisation eau et environnement l’intéressait tout particulièrement. Après avoir étudié l’eau dans tous ses états – potable, usée, réglementation, droit – elle s’intéresse davantage au traitement des déchets. Un domaine dans lequel elle a pu approfondir ses connaissances au cours d’un master en management et ingénierie dans le service de l’environnement. Une formation qu’elle a réalisée en alternance. Adeline est aujourd’hui chargée de mission prévention déchets dans un syndicat départemental. « L’idée que je me faisais de mon parcours professionnel était d’intégrer un poste de la fonction publique à moyen terme afin que la notion de rentabilité soit moins prégnante au profit des notions environnementales et de service public. Ce poste était donc une opportunité à saisir ! »