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Les parcours de formation et définitions

Témoignage

Quels emplois après un Bac pro ou un BP ?

COMMENT CHOISIR ?

Se déterminer, dès la fin du collège, pour un métier et/ou des études apparaît à beaucoup de jeunes (et à leurs parents) comme une véritable mission impossible. C’est pourquoi plusieurs démarches sont à privilégier, si possible dès la classe de 4e, et en parallèle :

  • utiliser à fond les possibilités de stage afin de découvrir les différents secteurs, les métiers et leur quotidien. Conseil : gardez une trace de vos remarques par exemple sous la forme d’un rapport d’étonnement (à discuter en amont avec les enseignants) ;
  • multiplier les contacts « institutionnels » : Salons et forums des métiers pour y rencontrer des écoles parfois peu connues et des entreprises (futurs maîtres de stage ou d’apprentissage, voire employeurs), CIO, bureaux de l’Onisep ;
  • mettre à profit les « Interventions Marché de l’Emploi » (IME) réalisées par les conseillers APECITA dans les établissements de l’Enseignement agricole, sur convention avec ces derniers : dialogue avec des experts des formations et de leurs débouchés réels, possibilité de prendre rendez-vous pour un entretien personnalisé, éventuellement assorti de tests ou de logiciels de métiers, autant d’opportunités à exploiter.

En cas de sérieux doute sur soi-même, l’aide d’un coach scolaire peut s’avérer utile : de nombreux sites Internet se sont développés ces dernières années. En marge des professionnels « en chair et en os », il existe aussi des batteries de tests d’orientation.
Sinon, se faire confiance, saisir les opportunités et être curieux pour définir petit à petit la meilleure voie pour chacun : ce qui compte pour vous à ce stade de vos études, ce n’est pas forcément d’avoir déjà en tête un projet professionnel « clés en main », mais de vous mettre dans une démarche de projection vers des métiers.
En revanche, pour celles et ceux qui ont déjà un projet, une idée, voire une passion parfois « depuis tout petit », c’est souvent l’occasion de passer du rêve au projet, puis du projet à la mise en œuvre.

Dans les 2 cas, ne pas hésiter à mettre sur le même plan d’intérêt le CAP et la Seconde générale et Technologique : il n’y a pas plus d’avantages (ou d’inconvénients) dans l’une ou l’autre voie, simplement les avantages et les inconvénients ne sont pas les mêmes. De toute façon, les études ne sont qu’un moyen d’arriver au but, et en aucun cas le but lui-même.

QUELLE VOIE CHOISIR ?

  • Vous aimez « faire » (intelligence concrète), plutôt qu’écouter un prof sur son estrade ? Envisagez alors le CAP ou le bac professionnel, si possible en apprentissage pour peu que vous ayez envie d’autonomie : les comportements acquis en entreprise vous donneront encore plus de crédibilité sur le marché de l’emploi. De plus, une réussite au CAP vous permettra de poursuivre en bac professionnel, ou encore de vous professionnaliser avec un certificat de spécialisation (CS), souvent apprécié par les employeurs.

Attention, le bac professionnel se prépare en 3 ans après la 3e, à égalité avec les autres bacs, généraux et technologique. Les élèves ont la possibilité de préparer, dès la 1re, l’examen du BEP. L’intérêt est double : d’abord, se préparer aux épreuves du bac à travers ce « galop d’essai », et ensuite se prémunir en cas d’échec au bac avec un diplôme connu et toujours reconnu dans les entreprises. Le bac professionnel peut lui aussi être complété par une spécialisation, soit CAP, soit de niveau bac, selon le contenu qui vous intéresse.

  • Vous êtes à l’aise dans le milieu scolaire (intelligence abstraite) ? Privilégiez une 2nde Générale et Technologique dans une première étape, et optez ensuite pour l’une ou l’autre voie, sachant que le bac technologique fait la part belle à la notion de projet, à une certaine mise en pratique et aux stages d’initiation au milieu professionnel ; il se poursuit le plus souvent par un BTS, voire pour les plus pressés, par un certificat de spécialisation. Le bac général, lui, vous oblige à poursuivre un cursus professionnalisant : BTS ou DUT, licence professionnelle, master ou ingénieur… Avec à chaque étape des possibilités réelles de passerelles.
  • Vous reprenez vos études après avoir travaillé (ou en travaillant) ? La voie de la Formation professionnelle continue vous attend. Les CFPPA (les « GRETA » de l’Enseignement Agricole) dispensent les mêmes diplômes que les lycées et les CFA (Centre de formation d’apprentis), mais à destination des personnes qui reprennent une formation après une première période au travail ; ils forment aussi aux certificats de spécialisation et aux brevets professionnels. Ces derniers donnent, comme le bac professionnel « CGEA » (Conduite et Gestion de l’Entreprise Agricole), la « capacité professionnelle », c’est-à-dire la possibilité de s’installer à l’avenir comme agriculteur. Du même niveau que le bac, ils comprennent plus de matières professionnelles et peuvent se préparer en « modules » dits « unités capitalisables » (UC) sur une période de 5 ans.

Depuis la rentrée 2017, les bacs professionnels, et notamment la spécialisation CGEA, sont découpés en « blocs de compétences » et peuvent eux aussi être préparés sur 5 ans.

ET L’INSERTION, DANS TOUT ÇA ?

L’insertion se veut globale, c’est-à-dire à la fois scolaire, sociale et professionnelle. Sur ce dernier plan, sur lequel l’APECITA est la plus légitime, les facteurs déterminants ne tiennent pas tant au diplôme lui-même qu’à deux séries de facteurs :

  • les « savoir-faire » ou « gestes du métier », acquis principalement à travers les stages, à plus forte raison l’apprentissage qui est un contrat de travail. Les travaux pratiques, les activités extra-scolaires, les jobs d’été, le Bafa, etc., aident eux aussi beaucoup à bâtir un premier vécu personnel et scolaire ;
  • les « savoir-être » ou « comportements en situation professionnelle », liés à la personnalité, aux qualités ainsi qu’à l’éducation, permettent de plus en plus de se démarquer pour obtenir un stage ou un contrat de travail : adaptabilité, débrouillardise, sens de l’observation, relationnel, maîtrise de ses réactions, notion des ordres de grandeur, etc. Autant de domaines à identifier et à perfectionner sans cesse.

Quels emplois après un Bac pro ou un BP

Exemples de métiers Tendances
Salarié agricole polyvalent, vacher, porcher, berger, second d'exploitation (avec expérience)
Exploitant, éleveur *
Second d'exploitation (avec expérience), salarié horticole, chef d'équipe, serriste
Exploitant  (maraîcher, arboriculteur, pépiniériste…) *
Salarié viticole (avec expérience : chef d'équipe), aide caviste, ouvrier de chai
Viticulteur *
Eleveur
Palefrenier - soigneur
Lad jockey - lad driver
Moniteur - accompagnateur équestre
Exploitant forestier *
Ouvrier sylviculteur - agent technique forestier
Elagueur
Jardinier paysagiste - chef d'équipe
Salarié d'entretien de l'espace rural
Garde chasse - garde pêche - éco-garde
Conducteur de machines agricoles - tractoriste
Mécanicien réparateur - mécanicien en matériels pars et jardins
Opérateur de production, conducteur de ligne (postes évolutifs vers chefs d'équipe)
Agent de laboratoire, technicien de laboratoire
Vendeur sédentaire (agrofournitures, caves viticoles, grande distribution), vendeur conseil (jardineries, animaleries)
Secrétariat - accueil
Auxiliaire de vie 
Auxiliaire puéricultrice, agent de service en maternelle, agent de service petite enfance

 

: Accès à l'emploi facile : beaucoup d'offres d'emploi (parfois non
diffusées et/ou supérieure à la demande), souvent peu de candidats.
Des spécificités régionales peuvent néanmoins exister.
: Accès à l'emploi satisfaisant : relatif équilibre entre l'offre et la
demande.

 : Accès à l'emploi difficile : concurrence forte entre candidats.

: Accès à l'emploi très difficile : soit peu d'offres, soit poste ciblant
un autre niveau de formation, soit candidats très nombreux.
* : Nécessite de s'installer comme agriculteur / chef d'entreprise.

 

A 21 ans, Mathias sait où il va
CETTE FORMATION PERMET DE PASSER PLUS DE TEMPS À LA FERME QU’EN COURS, CE QUI ÉTAIT MON OBJECTIF.

D’ici trois ans, il remplacera son père qui partira à la retraite pour s’installer avec son frère, sur l’exploitation familiale en polyculture élevage vaches laitières. En attendant, il poursuit sa deuxième année de BTS Acse en apprentissage, sur une exploitation céréalière et betteravière.

« Après un Bepa productions animales, suivi d’un Bac pro conduite et gestion de l’exploitation agricole, j’ai choisi de faire un BTS Acse par apprentissage. Cette formation permet de passer plus de temps à la ferme qu’en cours, ce qui était mon objectif. Faire ce BTS me permet aussi d’approfondir tout ce qui touche à la gestion de l’exploitation, aux chiffres économiques, etc. Une fois mon BTS en poche, je deviendrai salarié pendant deux ou trois ans sur l’exploitation, avant de prendre la relève de mon père sur l’exploitation familiale. »