Vétérinaire

Vétérinaire

On compte sur elle/lui

Diagnostiquer, soigner et prévenir les maladies
Pratiquer des interventions d’urgence (blessures, mises bas compliquées…)
Délivrer les médicaments nécessaires
Réaliser des inséminations artificielles
Pratiquer des analyses biologiques
Anticiper les réactions imprévisibles des animaux
Apporter du conseil concernant la production animale (hygiène, alimentation, reproduction)

Son profil

• Fort intérêt pour la santé animale
• Capacité d’observation
• Aptitude à la manipulation des animaux
• Pédagogue
• Rigoureux
• Diplomate

Les formations possibles

Diplôme d’État de docteur vétérinaire dans l’une des quatre écoles nationales vétérinaires (Maisons-Alfort, Lyon, Nantes et Toulouse), sur concours après une classe prépa, un BTS, un DUT, une licence
À noter qu’à partir de 2021, les quatre écoles nationales vétérinaires françaises ouvriront leurs portes à 160 bacheliers de l’année, sélectionnés par le biais de Parcoursup et un concours dédié dit « post-bac »

Où exercer ?

• En libéral dans un cabinet de vétérinaires, dans un parc zoologique… Les industries agroalimentaires emploient également des vétérinaires afin de participer à la conception d’aliments industriels pour les animaux. Il est également possible d’intégrer, sur concours, la fonction publique pour occuper le poste de vétérinaire territorial

Ses perspectives d'évolution

Évoluer vers la direction d’une clinique vétérinaire ou d’un service vétérinaire d’État
Se spécialiser dans la recherche et dans l’enseignement

Quelle rémunération ?

À partir de 25 K€ pour un vétérinaire débutant, jusqu’à plus de 40 K€ après plusieurs années d’exercice

« QUAND JE ME RÉVEILLE, JE SAIS QUE JE VAIS ÊTRE UTILE »,
Tudual Le Bras, vétérinaire libéral bovin

Vétérinaire depuis trois ans en Ille-et-Vilaine, Tudual Le Bras a trouvé un emploi intellectuel, technique et scientifique qui s’exerce au grand air. Amoureux de son métier, il est fier de se sentir utile et d’être proche du monde agricole.

Alors qu’il doit choisir une orientation professionnelle, Tudual Le Bras tombe sur le témoignage d’un vétérinaire rural : c’est le déclic. Il passe un Bac scientifique, puis se lance dans la voie classique, c’est-à-dire une classe préparatoire BCPST - biologique, chimie, physique et sciences de la terre – pour passer le concours A, afin de rentrer à l’école vétérinaire. Au bout d’un an, face à la difficulté des études, il change de voie et passe par un DUT analyse biologique et biochimique. Après deux ans de DUT et un an de classe préparatoire, il obtient le concours C puis intègre Oniris, l’école nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation de Nantes.
« Nous avions trois années de tronc commun avec beaucoup de théorie et un peu de travaux pratiques, détaille celui qui est depuis devenu vétérinaire. La quatrième année est consacrée à l’apprentissage en clinique, et la cinquième année marque le moment de la spécialisation en productions animales. » Face à la pénurie de vétérinaires spécialisés dans les bovins en France, Tudual Le Bras décroche son premier emploi avant même d’avoir passé sa soutenance de thèse. Aujourd’hui, cela fait trois ans qu’il exerce.

Un emploi du temps évolutif
Vétérinaire dans une clinique avec trois autres personnes, Tudual Le Bras alterne des gardes deux fois par semaine et un week-end par mois. Dans ce métier, il n’y a pas de journée type car il doit s’adapter aux urgences. « Je commence ma journée vers 8 heures.
J’ai certaines opérations de chirurgie programmées le matin ou des prises de sang, puis je m’occupe des urgences, raconte le vétérinaire. Je finis ma matinée vers 11 h 30. Ensuite, je pars en renfort faire des consultations auprès de propriétaires de chiens et de chats. Les après-midis, je peux faire des opérations moins urgentes, et quand j’ai un peu de temps, je réalise les bilans sanitaires des exploitations que nous suivons. Je collecte toutes les données relatives aux maladies et je mets à jour les dossiers. » Tudual Le Bras considère que son métier a une certaine forme de « routine non routinière », puisque « les maladies rencontrées sont souvent les mêmes, mais nous ne savons pas quand elles vont arriver ». À cette routine s’ajoutent quelques inconvénients, notamment le froid, la boue et la prise de risques. « Il existe également une part de stress, ajoute le vétérinaire. Nous avons la vie des animaux entre nos mains, et les éleveurs sont assez exigeants. » Parmi les inconvénients, il cite également les gardes et le fait de mettre parfois sa vie personnelle entre parenthèses. Même si pour lui, le plus gros écueil reste le fait qu’il n’y a plus de vétérinaire bovin « pur » et que toutes les cliniques s’occupent désormais des animaux de compagnie.

Faire connaître son métier
« J’ai accepté ces petits inconvénients dès le début, car je suis profondément amoureux de mon métier, affirme Tudual Le Bras. Quand je me réveille, je sais que je vais être utile, que je vais passer ma journée au grand air, que je vais voir des animaux et discuter avec les éleveurs. C’est un luxe de faire un métier intellectuel, technique et scientifique tout en travaillant à l’extérieur. » Pour faire connaître et pour partager son métier qu’il aime tant, il communique activement sur Twitter depuis un peu plus d’un an. « Le gros problème des vétérinaires bovins, c’est qu’il en manque. Selon moi, ce n’est pas parce que les jeunes ne veulent pas le faire, c’est surtout dû à un manque cruel de visibilité. Moi-même, si je n’étais pas tombé sur ce fameux témoignage, je n’aurais jamais pensé à ce métier », sourit Tudual Le Bras.

Tribune Verte N°2947
Crédit photo : DUKESN/ADOBE STOCK