Professeur(e) / formateur(rice)

EN PHASE avec son époque Michel Riou, enseignant en agronomie et en agroéquipement au lycée agricole de Laval, apprécie de dispenser ses cours à des jeunes motivés, au sein d’une équipe conviviale où l’interdisciplinarité n’est pas un vain mot.

«J’ai passé le concours pour être professeur de l’enseignement agricole en 1999, après avoir été vacataire pendant quelque temps et suite à diverses expériences professionnelles, se souvient Michel Riou, enseignant au lycée agricole de Laval. Je me suis surtout formé sur le tas, notamment pour les aspects pédagogiques, ainsi qu’auprès de mes collègues : on  apprend de ses erreurs ! » Pour ce qui est du contenu, il se remet régulièrement à jour en lisant, en faisant des recherches sur Internet ou en rencontrant des constructeurs partenaires de l’établissement. « On peut aussi compter sur la veille réalisée par notre collègue documentaliste, qui nous fait suivre tout ce qui concerne notre domaine. » Et cet aspect dynamique du métier, en perpétuelle évolution technique, n’est pas pour lui déplaire.

Sorties et voyages

« On continue à apprendre toute sa vie. Pour intéresser les élèves, notamment ceux dont la mécanique n’est pas la passion, je pense aux jeunes en bac pro CGEH (activités hippiques), il faut parfois se creuser un peu la tête à l’avance pour trouver une porte d’entrée, un moyen d’attirer leur attention ! C’est stimulant. Il faut avouer qu’on a quand même la chance d’avoir un public de qualité, dans les lycées agricoles, et en particulier dans le domaine du machinisme, avec des jeunes passionnés par la question, donc très réceptifs. Ce qui fait qu’on ne perd pas de temps sur les questions de discipline… À part sur la question des téléphones portables ! Le revers de la médaille, c’est qu’il faut être pointu, pour être à même de pouvoir leur donner un contenu pertinent, en phase avec les innovations du secteur. On est aussi là pour leur apprendre à faire le tri, à hiérarchiser
tout ce qu’ils peuvent trouver sur Internet. » Il apprécie aussi la chance de travailler régulièrement à l’extérieur. « On vient de terminer la plantation d’un verger pédagogique, c’est du concret, ça motive. Dans quelques années, ce seront d’autres élèves qui tailleront les arbres et qui récolteront les fruits… Et puis on fait plusieurs sorties avec les élèves, et même des voyages à l’étranger. Les échanges sont riches. » En outre, les relations au sein de l’équipe pédagogique sont harmonieuses. « On est une équipe soudée. Dans les lycées agricoles, l’interdisciplinarité est en place depuis longtemps. Le fait de travailler, par exemple, avec mon collègue enseignant en biologie et écologie permet des regards croisés, c’est très enrichissant, tant pour nous que pour les élèves ! »

Crédit photo : SOPRADIT ADOBE STOCK

Alexandre CORONEL, Tribune Verte n°2907