LE SOCIAL LEARNING AU SERVICE DES COOPERATIVES

En parallèle de ses sessions standards, Services Coop de France développe des parcours de formation en ligne pour les coopératives agricoles. À travers les plateformes numériques, les apprenants peuvent se former sur différentes thématiques.

Après avoir lancé, il y a trois ans, un MOOC de la coopération agricole à destination du grand public, Services Coop de France a souhaité développer une offre de social learning. Sur son site Internet de la Coop Academy, l’organisme propose des formations en ligne qui s’adressent aux coopératives du secteur agricole souhaitant former leurs salariés ou même leurs adhérents, à travers des COOC. « L’avantage est de toucher énormément de monde en peu de temps et à un coût abordable », affirme Florent Varin, directeur au sein de Services Coop de France. Les COOC se déclinent en modules avec l’utilisation de différents supports (vidéos, quiz...). Ils sont accessibles par les apprenants sur une plateforme numérique, qui se présente comme un réseau social avec un l d’actualités et où il est possible d’échanger entre apprenants et formateurs. « L’enjeu du social learning est de créer au sein des entreprises des comités d’apprenants », souligne Mylène Champain, conseillère formation chez Services Coop de France.

Dans le cadre de la Coop Academy, plusieurs parcours de formation sont proposés en lien avec trois thématiques : le métier (ex : maîtrise des risques au silo), le management d’entreprise et l’expertise liée au secteur. « Nous avons décliné notre MOOC de coopé- ration agricole en COOC pour les nouveaux adhérents d’une coopérative. Nous proposons également un COOC sur la transformation digitale. Prochainement, nous proposerons un parcours sur la RSE (responsabilité sociale des entreprises) », détaille le directeur.

Pour mettre au point ces parcours de formation – éligibles au financement de la formation professionnelle continue –, Services Coop de France travaille plus particulièrement avec une société pour la réalisation des vidéos et des experts en contenu pédagogique. « Sur de nouveaux sujets, nous allons chercher l’expertise là où elle se trouve. Notre rôle est celui d’un chef d’orchestre », note Mylène Champain. Dans certains cas, l’organisme peut également travailler en partenariat avec des coopératives pour développer des modules sur me- sure, comme avec le groupe Axéréal, qui fut une coopérative pilote.

Compléter
les formations en présentiel

Actuellement, une dizaine de coopératives sont accompagnées par Services Coop de France dans le déploiement du dispositif auprès des apprenants. Avec du recul, le directeur estime que « cela fonctionne lors- qu’il y a une véritable appropriation de l’outil, avec un minimum de personnalisation des parcours, une implication des équipes. [...] Chez Axéréal, où ils ont travaillé en premier avec les agents des silos, ils se sont don- né les moyens. Ils leur ont fourni des mails, leur ont dédié des salles... ». Ce groupe coopératif, qui témoigne sur le site Web de Services Coop de France, a également informé largement ses équipes, notamment à travers une campagne de communication sur son intranet et des guides à l’attention des apprenants et des managers. Aujourd’hui, l’ambition de Services Coop de France n’est pas de remplacer ses formations standards, qui représentent tous les ans 400 sessions en présentiel, ni de les op- poser. Les dispositifs peuvent, dans certains cas, être complémentaires. L’organisme peut en effet recommander de suivre un COOC en amont d’une formation en présentiel.

CAROLINE EVEN, TV n° 2911

Crédit photo : Services Coop de France