Conseiller principal d'éducation H/F

Conseiller principal d'éducation H/F

 

On compte sur elle/lui pour...

  • Organiser la vie collective quotidienne de l'établissement
  • Contrôler l'assiduité des élèves et les effectifs des classes
  • Veiller au respect du règlement intérieur et des consignes de sécurité
  • Gérer l'emploi du temps des assistants d'éducation qu'il encadre
  • Organiser l'élection des délégués de classe
  • Participer aux conseils de classe
  • Accompagner les élèves dans l'apprentissage de la citoyenneté
  • Accompagner et conseiller les élèves dans leur projet professionnel d'orientation
  • Faire le lien entre l'établissement scolaire et les familles

 

Son profil

  • Bonnes connaissances pédagogiques et psychologiques
  • Pédagogue
  • Goût pour le contact avec les jeunes
  • Capacité d'organisation et de gestion d'équipe
  • Aisance relationnelle
  • Diplomate

 

Les formations possibles

  • Les CPE des établissements publics ou privés sous contrat sont recrutés sur concours nationaux. Ces derniers sont ouverts aux titulaires d’un master 1 Meef (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation)
  • Peuvent aussi candidater les titulaires d’un master 2 dans une autre discipline, d’un diplôme équivalent ou d’un master en sciences de l’éducation

 

Où exercer ?
Dans un établissement d’enseignement agricole public ou privé.

 

Les perspectives d'évolution
Évoluer, par la voie des concours, vers un poste d’inspecteur ou de chef d’établissement.

 

Quelle rémunération ?
Dans l’enseignement agricole public, le corps des CPE comporte trois grades (la classe normale, la hors classe et la classe exceptionnelle). La rémunération des CPE augmente au fur et à mesure qu’ils gravissent les échelons à l’intérieur de leur grade. Le salaire d’un CPE débutant est d’environ 2 000 € brut mensuel.

Témoignages

Nathalie Lerch, CPE à l’Eplefpa Les Sillons de Haute-Alsace « Comme CPE, chaque jour est différent »

Après avoir obtenu une maîtrise de de lettres afin de devenir enseignante, Nathalie Lerch décide de poursuivre en DEA tout en étant surveillante dans un lycée. Aux côtés de cinq CPE expérimentés, avec un beau dynamisme, elle s’implique sur les projets personnels des élèves. Elle choisit ensuite de se présenter à la fois au concours externe de l’Éducation nationale – pour devenir CPE – mais aussi à celui de l’enseignement agricole : « Les épreuves étaient les mêmes, mais je suis allée aux concours de l’enseignement agricole avec moins de pression, ce qui peut expliquer ma réussite ! » Après une formation à l’Enesad et une année de stage, Nathalie Lerch devient CPE dans différents établissements agricoles de Bourgogne - Franche-Comté puis d’Alsace. « Voilà 24 ans que j’exerce ce métier, et je crois ne m’être jamais ennuyée un instant ! Certes, certaines tâches demeurent répétitives et incontournables, mais chaque jour est différent, chaque année scolaire aussi », explique-t-elle. La première mission du CPE est la sécurité des élèves, en collaboration avec les surveillants. « Avec 300 élèves internes au lycée de Rouffach, la notion de sécurité se déploie du lundi matin au vendredi soir. Les enjeux sont de contrôler les absences, et de s’assurer que tout aille bien. Nous agissons en supervision des surveillants, sous la responsabilité du proviseur. » Autre mission : l’accompagnement des élèves, en lien avec tous les membres de la communauté éducative : infirmière, professeurs, parents, assistants d’éducation, direction, personnels de cuisine et d’entretien, secrétaires, maîtres de stage… « Le CPE est encore trop souvent le pompier ou le gendarme de service », reconnaît-elle.

Depuis son début de carrière, Nathalie Lerch a vu quelques évolutions dans son métier, notamment sur l’obligation de garder une traçabilité de chaque échange et de chaque action. « Le public a également évolué. Les élèves me semblent aujourd’hui moins responsables, mais c’est à nous de les conduire vers l’autonomie ! »

Malgré tout, Nathalie Lerch aime toujours autant son métier et ne souhaite pas passer de nouveaux concours pour changer de poste, ni pour rejoindre l’Éducation nationale. « Il y a beaucoup moins d’établissements dans l’enseignement agricole, donc le réseau est vite connu. Aussi, je trouve l’environnement plus agréable. Enfin, le fait d’allier formation générale et professionnelle est très enrichissant selon moi, cela permet une réelle ouverture sur le monde de l’emploi. »

Jérôme Fontaine, proviseur adjoint au lycée agricole et viticole de Rouffach « CPE, un enseignant sans classe »

Juriste de formation, Jérôme Fontaine a d’abord été CPE une quinzaine d’années dans quatre établissements, puis animateur de la vie éducative à la Draaf de Bourgogne, avant de devenir directeur adjoint de l’Eplefpa Les Sillons de Haute-Alsace et proviseur adjoint du lycée agricole et viticole de Rouffach. « Le CPE, c’est celui qui met de l’huile dans les rouages du quotidien dans un établissement scolaire, et qui fait le lien entre les élèves, leur famille, et les enseignants. Sa qualité principale est le dialogue, surtout avec les jeunes. Un bon CPE doit aussi savoir rester debout dans la tempête, c’est le régulateur de l’équipe éducative, le conseiller du chef d’établissement dans ce domaine, il a un fort sens du service public. »

Avec près de 400 élèves sur Rouffach et autant sur Wintzenheim, l’Eplefpa est le seul établissement d’enseignement agricole du département du Haut-Rhin. Il compte 420 apprentis dans le CFA, totalise 80 000 heures stagiaires dans le CFPPA, et possède trois exploitations (agricole, viticole et horticole). « La grande place de l’internat, avec 300 internes sur le site de Rouffach, donne une tonalité particulière au travail de nos trois CPE. Ils ont aussi à gérer la diversité des cursus, avec des élèves en stage, sur nos exploitations, en cours, etc. Si le métier semble de moins en moins attractif, il est pourtant très intéressant et il procure de nombreuses satisfactions professionnelles. Le CPE est en quelque sorte un enseignant sans classe, qui travaille les relations individuelles plus que collectives. »

Olivier Lévêque, Tribune Verte n°2940