AGENT DE REMPLACEMENT

Comme son nom l’indique, l’agent de remplacement remplace les agriculteurs absents de leurs exploitations pour les causes les plus variées (formation, congés, maladie, responsabilité professionnelle…).

Salarié du Service départemental de remplacement auquel adhèrent les exploitants qui font appel à ses services, il doit s’intégrer à chaque exploitation afin de réaliser les opérations techniques propres à la production sur laquelle il intervient. Les compétences techniques sont donc essentielles mais elles doivent être complétées de qualités comportementales telles que l’autonomie, la mobilité, l’adaptation, l’organisation, la mémoire et le sens des relations humaines.

Une formation agricole de niveau Bac ou Bac+2 est indispensable. Après 3 ans de pratique, le salarié peut obtenir par la VAE le Certificat de Qualification Professionnelle « Agent de service de remplacement ». Grâce à l’autonomie et à la polyvalence dont il a fait preuve dans son emploi, il peut également envisager de devenir responsable de production dans une exploitation. Beaucoup choisissent de s’installer chef d’exploitation agricole.

La fiche métier d'agrorientation

Aurélie Clergue, agent de remplacement en Lozère

Originaire du milieu agricole, Aurélie obtient un bac S général puis un BTS agroalimentaire suivi d’une Licence Pro en élevage. Ses études terminées, sa recherche d’emploi s’oriente tout naturellement vers des métiers de techniciens en agroalimentaire ou en élevage.

Après deux premiers emplois de courte durée, elle est recrutée il y a cinq ans au Service de Remplacement de la Lozère en tant qu’agent en CDI. Elle découvre alors un métier dont elle ignore l’existence et qu’elle va apprendre au fil des remplacements qu’elle se voit confier. Ces remplacements « peuvent durer un jour ou six mois suivant leur motif » précise Aurélie. Dans un département principalement tourné vers l’élevage, elle s’occupe d’ateliers bovins ou ovins en production laitière ou viande. Traite, alimentation des animaux, distribution des fourrages, entretien des installations constituent toujours les activités. Mais à chaque remplacement il faut s’adapter à l’exploitation et aux pratiques qui y ont cours.

Pour Aurélie, « dans ce métier il faut très vite comprendre le fonctionnement de l’exploitation où l’on arrive, car on dispose généralement de peu de temps pour le faire et on n’a pas le droit à l’erreur. Cela s’apprend beaucoup par l’expérience ». En fait c’est ce qui plait à Aurélie qui aime changer régulièrement d’exploitation, découvrir d’autres façons de travailler, et même faire profiter aux uns des pratiques des autres. « C’est un métier où l’on apprend tous les jours et où l’on progresse » avoue-t-elle avant de reconnaitre que le coté social et utile la motive aussi.